Samedi 15 octobre 2005

Je suis prêt à partir à 8h40, pour prendre le premier 4X4 de la journée pour Barreirinhas. Je paye la chambre à la veille femme qui est à l'accueil de la Pousada, et demande le lieu précis d'où part la voiture. Sa réponse me stupéfait : il n'y a pas de voiture pour Barreirinhas aujourd'hui ! C'est quoi ce délire ?? Je suis prêt à m'effondrer avec mon sac sur le dos, mais son mari intervient et me confirme qu'il y a bien un départ à 9h00, en face de l'église dont j'aperçois le clocher au loin. Pss besoin de ce genre de frayeur à cette heure de la journée ... Si même les responsables des hôtels ne savent pas ce genre de renseignement, je suis pas sortie de l'auberge !

La voiture qui attend est vieux pickup Toyota dont l'arrière a été aménagé avec 4 planches de bois pour faire des banc, et un pare soleil. La moitié de l'espace est déjà occupé par des bidons vides. J'embarque, et la voiture fait d'abord un tour de la ville pour faire le plein de clients et de marchandises. Un petit tour à la station d'essence pour remplir tous les bidons vides, et à 10h00, nous prenons enfin la route, ou plutôt la piste de sable. Nous traversons de nombreux hameaux poussiéreux, complètement isolés du monde, où portant les gens descendent parfois.





A 11h30, nous arrivons à Rio Novo, un tranquille village, au bord d'une rivière qui offre un peu de fraîcheur dans cet environnement désertique. Nous devons changer de véhicule pour la dernière partie du trajet. 30 minutes pour manger un sandwich, faire quelques photos, et nous voilà reparti dans les dunes, après le traditionnel tour du village qui dure  45 minutes.



Cette fois, ça ne rigole pas. Le chauffeur est un vrai pilote qui sait parfaitement manier son 4X4 pour ne pas rester ensablé à chaque tournant, ou à chaque montée. Nous traversons ensuite un paysage un peu plus arboré, jusqu'à l'arrivée à Barreirinhas, que nous atteignons à 15h20.





Le trajet a été long, la première journée fut vraiment fatigante et ennuyeuse, mais rien que pour la route d'aujourd'hui, ça valait le coup d'emprunter cet itinéraire.

Barreirinhas est la ville qui sert de point de départ pour visiter le Parc National de Lençois Maranhenses. Le parc est un ensemble de dunes, de lagunes, de mangrove, et de plages sauvages. Nous voulons y faire un trek de 2 jours, mais au fur et à mesure que nous nous renseignons, nous nous apercevons que le trek n'est pas possible. Les agences vendent des journées de 4X4 pour visiter le Parc en 2 temps. Les cartes postales me font penser à ce que nous avons déjà vu à Jericoacoara, en mieux, et j'apprend que les lagunes sont asséchés en ce moment. Et pour combler le tout, j'apprend aussi qu'il y a un Carnaval à Sao Luis, et que demain est le dernier jour. Dans ces condition, la décision de quitter Barreirinhas dès le lendemain matin, sans avoir visité le Parc, n'est pas difficile à prendre. Un carnaval au Brésil, ça ne se manque pas !





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Vendredi 14 octobre 2005

La prochaine destination est le village de Barreirinhas, point de départ des excursions dans le Parc National de Lençois Marhanense. Une solution simple pour y aller consistait à se rendre d'abord à Sao Luis, et d'y prendre ensuite un bus direct, mais la facilité n'est que rarement intéressante en voyage. Nous allons donc rejoindre Barreirinhas en longeant la côte de village en village, et en alternant les moyens de transport locaux. Un petit voyage de 300 kilomètres qui devrait prendre une journée si nous sommes un peu chanceux avec les connexions entre bus. Le Ludo en voyage est toujours optimiste  ...

Le périple commence à 4h00, heure de départ de notre camionnette pour Camocin. Il y a encore des gens dans les rues, et nous leur demandons la confirmation de l'endroit du départ. Nous trouvons le pickup vide, stationné devant un restaurant, mais l'horaire prévu de 4h00 est passé à 4h30. Le chauffeur arrive, et nous fait signe d'embarquer dans la benne aménagée avec des banquettes sommaires. Mais nous attendons encore une demi-heure avant de réellement partir, car le pickup fait le tour de Jericoacoara pour être plein avant de quitter le village. Et ici, les gens ne sont pas pressés ... Ca m'énerve déjà.
Nous reprenons la route des dunes, nous traversons une grandes étendue déserte sablonneuse, puis nous suivons une route sablonneuse qui traverse des habitations sur plus de 30 kilomètres avant de rejoindre une route goudronnée. Je me gèle pendant tout le trajet car le soleil n'est pas assez haut dans le ciel pour réchauffer l'air qui m'arrive en pleine figure.

Nous arrivons à Camocim à 7h30, et nous apprenons que le bus pour Parnaiba n'est qu'à 10h30. 3 heures à patienter dans une ville animée, important centre de pêche régional. Nous sommes juste à côté du marché, et dès que nous avons trouvé un endroit pour déjeuner et poser nos sacs, je me relais avec Sylvia pour aller faire des photos.

Le marché est consacré au poisson et à la viande dans le bâtiment principal, et aux fruits et légumes tout autours.





L'extérieur du marche est aussi l'occasion de quelques photographies insolites, tel ce sens giratoire qui a de quoi rendre chevre, ou le vélo avec le plus gros klaxon du monde (en fait, c'est un vélo publicitaire qui diffuse une bande annonce en boucle) !

 

J'embarque dans la fourgonnette dès 10h00, impatient du départ. Elle se rempli petit à petit, mais pas assez au goût du chauffeur. A 11h00, il est toujours dehors en train de discuter pendant que je commence à peter un plomb. Nous nous sommes levé à 3h00 pour être efficace dans notre trajet, et nous en sommes toujours à la première ville à 11h30 !!! Un dernier petit tour dans Camocim, et nous prenons enfin la route vers midi. Il fait une chaleur étouffante, on se croirait dans un four. Le paysage est toujours dominé par ce sable qui s'infiltre partout dans les hameaux que nous traversons. Tout le pays semble endormi tellement la chaleur assomme. Nous nous arrêtons souvent pour prendre un passager supplémentaire alors que la fourgonnette est déjà pleine.

Nous arrivons à Paranaiba, ville assez grande, moderne, sans aucun charme, vers 14h00, mais cette fois, il va déposer chaque passager devant chez lui, ce qui fait faire encore 3 fois le tour de la ville avant de nous faire déposer à l'arrêt de bus pour notre prochaine destination. Le bus pour Tutoia est à 16h00, soit dans 1 heure. Juste le temps de nous faire arnaquer dans un restaurant ou l'on paye la nourriture au kilo (l'assiette pèse déjà 500 grammes ...). Le bus arrive à l'heure, à ma grande surprise. C'est un vrai bus où je vais enfin pouvoir dormir un peu malgré les cahots de la route.

Nous arrivons à Tutoia à 19h00 et le choix des hôtels est assez restreint dans le noir. Nous prenons donc le premier que nous trouvons, à 100 mètres d'une place où se tient une sorte de bal. J'ai l'impression que ça se passe juste derrière la porte de la chambre tellement le son est fort. Heureusement, ça ne dure que jusqu'à 21h00. Ah non, j'ai parlé trop vite ... à 23h00, la musique reprend, une nuit reposante en perspective !

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Jeudi 13 octobre 2005

Afin d'occuper la journée de manière satisfaisante, Sylvia et moi louons les services d'un chauffeur de buggy (15 euros chacun) pour nous emmener par delà les dunes, jusqu'à Lagoa Azul puis au Laogoa do Paraiso, 2 lagons d'eau douce cristalline, en plein désert.

Notre buggy rouge vient nous chercher à notre boui-boui fétiche depuis 2 jours. Nous grimpons à l'arrière, histoire d'avoir les cheveux dans le vent et c'est parti pour la frime dans les dunes. Nous longeons d'abord la côte, en roulant sur la plage.





Nous croisons un premier buggy qui est en panne. Notre chauffeur s'arrête et leur donne de l'essence. J'espère qu'il n'a pas vu trop large ... 300 mètres plus loin, un autre buggy est sur le coté de la piste, avec son gros pneu arrière crevé. Le conducteur ne peut défaire la roue car il lui manque la clé adéquate ... que notre chauffeur lui tend. Nous repartons 5 minutes plus tard, et roulons encore 1 kilomètre, quand une pick-up nous fait signe de s'arrêter : un allemand en panique en descend, et sans nous demander notre avis, réquisitionne quasiment notre buggy pour aller récupérer un cerf-volant de kite-surf qui s'est envolé dans les dunes. Il promet 100 Reals à notre chauffeur. Heureusement, d'autres gars ont réussit à attraper la voile, et il redescends de notre buggy aussi vite qu'il y est monté, sans même nous remercier de notre sollicitude. Je me demande ce qui nous attend la prochaine fois ...

Mais tout se passe bien, et nous arrivons dans les premières dunes que notre buggy franchit avec peine. Comme nous demandons l'option "avec sensation", nous avons le droit à une descente de dunes à pic. Nous atteignons le Lagoa Azul, un lagon d'eau douce cristalline en plein désert. Le chauffeur nous dépose dans un bar-restaurant sur la minuscule plage (sûrement artificielle), histoire de nous dégourdir les jambes, de déjeuner, et de faire une petite baignade. C'est sympa, et très beau. La coulwur de l'eau et le sable me rappelle les plages de Zanzibar. Ca semble déja tellement loin ...





Nous continuons en longeons le Lagoa der Paraiso, une autre étendu d'eau venteuse.



Notre buggy est tellement pourri que nous devons descendre pour le pousser dans une montée alors qu'il n'est même pas enlisé. Nous faisons un nouvel arrêt sur une plage ou des hamacs sont tendus au dessus de l'eau.
Nous rentrons à Jericoacoara vers  16h00, non sans avoir subit une défaillance technique (embrayage complètement mort, rafistolé avec une ficelle ...).

Je retourne voir le coucher de soleil, qui est beaucoup mieux cette fois. Je me couche tôt car le réveil de demain est à 3h00 pour partir à Barreirinhas.



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Mercredi 12 octobre 2005

La première chose que l'on remarque en arpentant les rues du village de Jericoacoara, c'est l'omniprésence du sable. Toutes les rues sont sablonneuses, ce qui explique le fait que le moyen de transport de prédilection ici est le buggy. D'immenses dunes et un désert total entourent le village jusqu'à la mer, expliquant sa difficulté d'accès.



La deuxième chose que l'on remarque, c'est le vent. Un puissant vent permanent qui balaye la côte, et qui soulève le sable dans les rues. Jericoacoara est donc de manière logique un paradis du windsurfing et du kitesurfing. Quand la marrée monte, la baie est envahie de voiles se croisant dans tous les sens.

Le village en lui-même se résume assez rapidement. Du début à la fin d'une rue : pousadas, bar-restaurants, magasin de souvenir/windsurfing ... Ajoutez 4 supermarchés locaux, quelques palmiers, et c'est comme ça sur tous le long des 4 rues principales qui mènent à la plage. Pas très authentique tout ça ...

Reste la plage. Une large bande de sable gris, avec une lagune au centre où sont échoués quelques barques. L'eau croupie provoque parfois des relents d'égout.



A la marée montante, des pêcheurs y viennent lancer leur filet. La plage n'a rien d'idyllique non plus, en raison du vent chargé de sable qui empêche quasiment de s'allonger sous peine de devenir aveugle. En plus, des animaux errants (ânes, chevaux, vaches, chiens) la sillonnent toute la journée, avec l'hygiène qui va avec ... Seule la plage des windsurfeurs est propre.



Je suis déçu par l'endroit, que j'avais imaginé comme un village de pêcheurs enclavés dans le sable. Même si le décor naturel autours est beau, pas de quoi perdre 3 jours ici quand on n'est pas un fan de windsurf ou de kitesurf comme moi.

Du coup, mon emploi du temps sur place n'est pas des plus intéressant, et la vie culturelle non plus. Pendant les 2 premiers jours, je me ballade dans les rues, toujours à la recherche de tranches de vie locale pour mon insatiable appareil photo (heureusement qu'il est la lui !).



Je grimpe la dune principale à la sortie du village pour y apercevoir le coucher de soleil (pas terrible en plus), je loue une planche de windsurf (mais le vent est tellement fort que je dérive à perpette et je passe mon temps a ramener la planche à pied dans l'eau ...), je mange, je dors.
La belle vie, diront certains. Pas pour moi, ça manque d'action tout ça ...

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Lundi 10 octobre 2005

Ce lundi, Fortaleza reprend vie, et nous pouvons organiser notre départ pour Jericoacoara ce soir.
Je vais acheter mon ticket de bus dans une agence de voyage du centre-ville, qui est à la fois un point de départ pour le bus, ce qui m'évite de retourner à la gare routière et de perdre du temps. Ceci fait, j'ai toute la journée à occuper. Je passe mon heure traditionnelle sur Internet, je vais déjeuner, puis je prend la direction du marché central.

C'est un immense hall en forme d'ovale dont l'architecture intérieure m'a paru intéressante. Les petites échoppes vendant exclusivement des articles en tissus (vêtements,hamacs, broderies) sont accolées sur 4 niveaux, ouverts sur un immense espace central, où de longues passerelles serpentant dans l'air crées un enchevêtrement architectural inattendu dans un tel endroit.

Autours du marché, d'autres échoppes vendants des articles bon marché sont installées, à la sauvette, sur le trottoir. Une voiture avec son coffre ouvert fait office de petite boutique, et même un bus stationné avec ses soutes ouvertes a été reconverti. C'est le paradis du string flashy et du t-shirt de football. Deux symboles du Brésil dans toute leur splendeur.

Je reprend la direction de la plage en longeant une zone quasi déserte, juste après un cimetière de carcasses de bateaux rouillées. Un ponton en béton à moitié détruit est devenu le lieu de villégiature d'un pêcheur qui s'est installé à l'extrémité pour recoudre patiemment son filet. Une immense épave de pétrolier rouille au large. Il y a une atmosphère spéciale ici, silence total, à part le bruit du vent et des vagues, comme si ce pêcheur et moi étions les seuls survivants d'un guerre nucléaire qui a tout anéanti sur Terre.



L'heure du départ approche : je retourne à l'hôtel prendre mon sac, puis je rejoins l'agence de voyage avec Sylvia pour prendre notre bus de 17h30. Nous ne sommes que 4 au départ, mais le bus fait le tour des gares routières et 30 minutes plus tard, toutes les places sont occupées. J'essaye de dormir, sans succès comme d'habitude, en raison des cahots de la route. A 1 heure, le bus s'arrête dans le village de Jijoca car il ne peut pas aller plus loin. La route est maintenant une piste sablonneuse, que seul un camion aménagé pour transporter des passagers peut emprunter. Nous embarquons dans celui qui nous attend, et longeons de nuit la plage pendant 1 heure jusqu'à Jericoacoara, où des propriétaires de pousadas attendent les nouveaux arrivants. Nous en visitons trois entre 3 et 5 euros la chambre, et choisissons celle a 4 euros qui propose le meilleur petit déjeuner. Demain, ce sera la surprise de la découverte du lieu ou nous avons atterri.

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Dimanche 9 octobre 2005

Le bus arrive à la gare routière de Fortaleza à l'aurore. Nous prenons un premier bus urbain pour la gare routière municipale, puis un second qui nous dépose près de la plage dans le quartier où tous les hôtels pour petits budgets sont regroupés. Les rues sont désertes, tout est fermé car nous sommes Dimanche. Pas un bon jour pour arriver dans une ville ou il n'y a presque rien a faire... 
Nous trouvons une chambre défraîchie, sans eau chaude, avec l'électricité plus que hors norme, pour 3 euros, et nous allons aussitôt dormir.

Je me réveille à 11h30, tiraillé par la faim. Un rapide déjeuner, et nous voici à nouveau dans les rues de Fortalezza sous un soleil de plomb. Nous trouvons tout de même quelques traces d'activité humaine au Centre Culturel, ensemble de bâtiments neufs regroupant un cinema, un planétarium, une salle de concert, une librairie, et des bars/musique live fermés. Il y a des étudiants un peu partout. Nous décidons d'aller au cinema, voir Hôtel Rwanda, à la séance de 16h30. En attendant, nous flânons dans les rues absolument désertes et silencieuses du centre ville. Cette impression de ville fantôme, typique des grandes villes brésiliennes le dimanche, n'est pas très rassurante.



Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la plage, les gens apparaissent. La plage est elle aussi typique : un immense croissant de sable jusqu'à l'horizon, longé par une route à double voie, bordées de hauts bâtiments multicolores aux allures de parking à étage. Une digue coupe la plage en deux, et permet d'avoir une vue plus globale sur la ville quand on atteint le bout. Rien de très beau en soi, mais je trouve toujours cette vision urbaine fascinante.







L'heure de la séance de cinema approche et nous retournons au centre culturel. Le film est en anglais sous-titré en portuguais, comme tous les films d'origine étrangère, car l'industrie du cinéma brésilien n'a, semble t-il, pas les moyens de faire le doublage. Surtout, ceux-ci sont réservée à une jeunesse éduquée encore peu nombreuse, bien que grandissante, alors que la majorité des brésiliens sont scotchés devant leur télévision a regarder les telenovelas mielleux.

Pour ceux qui n'ont pas vu Hotel Rwanda, film hommage à un héros lors du génocide rwandais, et inspiré des faits réels, je n'ai qu'une chose à dire : courez le voir. Le genre de film qui fait vraiment se demander comment les humains peuvent en arriver à un tel niveau de cruauté entre eux, mais surtout, pourquoi l'Occident n'a rien fait ?

La nuit est tombée, et la vie commence petit à petit à émerger : les gens sortent de chez eux, les restaurants des alentours se remplissent, la musique raisonne un peu partout. Vers 23h30, l'heure de pointe commence. Notre quartier qui était glauque en journée, est maintenant une vraie discothèque extérieure ! Des bars ont surgit de nulle part, alors qu'il n'y avait que des façades décrépies à peine 4 heures plus tôt. Impossible de faire 50 mètres sans se faire alpaguer par une serveuse, ou une rabatteuse pour un bar de type plutôt douteux. Des nuées de brésiliennes apprêtées dans le plus simple appareil (il fait encore 30° C), souvent à deux ou trois, arpentent les rues à la recherche d'une bonne âme étrangère qui leur paiera leur soirée au bar ou en discothèque ... Il va falloir essayer de dormir dans tout ce brouhaha cette nuit. Qui l'aurait cru ce matin ?

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Vendredi 7 octobre 2005

Nous prenons le bus pour Tibau do Sul  un village endormi sur la pointe d'une lagune à 5 kilomètres de Praia da Pipa, d'où nous louons des chevaux.  Sylvia est une bonne cavalière. Je ne peux pas en dire autant vu que ma dernière expérience quelques années auparavant s'est soldée par un douloureux postérieur en sang... Mais vu le paysage côtier qui nous attend, je suis motivé pour renouveler l'expérience. Un cavalier local nous accompagne pour les 2h30 de randonnée.

Nous descendons sur la plage, et prenons une barge avec les chevaux pour rejoindre la presqu'île de l'autre coté de la lagune. Un décor de plages vierges à perte de vue, balayées par la marrée descendante nous attend. Le vent de l'atlantique a empilé le sable sur une grande partie de la côte, et crée des immenses dunes qui plonge dans l'eau. Le vent permanent fait aussi de l'endroit un paradis pour pratiquer le kite-surf.

Aussitôt le pied à terre, nous grimpons sur nos chevaux, et nous attaquons  par un galop endiablé dans les vagues de la marrée basse pendant une quinzaine de minute. Les sensations sont géniales.



Puis nous entrons dans les dunes, que nos chevaux grimpent sans trop de difficulté, pour atteindre le sommet, d'où nous avons un panorama de toute beauté sur l'océan et la lagune.



 



La promenade continue en alternant marche et galop dès que nous revenons sur la plage. Et nous rentrons avec le ferry pour aller déjeuner dans le boui-boui bon marché, mais au portions énormes, que nous avons trouvé la veille.

Nous décidons de retourner voir les dauphins, mais cette fois, le spectacle est décevant. Ils sont toujours là, mais ne jouent plus dans les vagues comme hier. Au mieux, nous les apercevons à une vingtaine de mètres, faisant de lents aller-retours dans la baie.

De retour à Praia da Pipa, je croise David, le copain de Tiffany, qui nous propose de passer boire des caipirinha à leur hôtel, ce que nous faisons. Puis nous allons dîner et passons le reste d'une, encore excellente, soirée ensemble.

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Vendredi 7 octobre 2005

Nous partons pour Natal en début d'après-midi, d'où nous allons prendre le bus pour Fortaleza. Après un dernier passage à la plage des dauphins ou il n'y a toujours rien, je me dit que nous avons eu une chance inouï de les voir aussi bien la première fois.

Le trajet pour Natal dure 2 heures, et nous arrivons sur le coup de 16h00. Nous achetons aussitôt notre billet de bus qui part pour Fortaleza à 22h00. En attendant, il va falloir s'occuper ... et ce qui n'est pas la meilleure heure pour commencer à visiter une ville inconnue. Nous prenons un bus local pour le centre-ville, mais tous les magasins et restaurant sont fermés. Le samedi et l'heure tardive ont fait leur oeuvre. Mieux vaut ne pas s'attarder dans le coin, surtout en ayant avec moi tout mes papiers, argent, et mon ordinateur. Nous demandons a un chauffeur de taxi de nous emmener dans un quartier ou il avait un marché animé. Après 5 minutes à essayer de lui indiquer l'endroit ou voulons aller, il démarre et trouve le marché. Le chauffeur nous fait comprendre de ne pas nous attarder dans le coin dès que les gens partent, en faisant le geste d'un pistolet braqué sur son cou. Message reçu ...

Le marché est en fait une longue rue avec au milieu un large terre plein couvert, où des échoppes en tout genre s'empilent. Ca me fait penser aux Puces de Clignancourt. Les gens nous sourient tous, ils ne sont pas habitués a voir des touristes ici, c'est sûr. J'achète un DVD pirate que nous allons regarder sur mon ordinateur dans le bus. Rapide dîner sur un comptoir, et nous repartons pour la gare. Encore 2 heures à attendre. Il y a un espace de jeux vidéos, datant pour la plupart du début des années 90, un billard pourri et un baby-foot d'un autre siècle, mais cela nous suffit pour nous distraire une bonne heure avant l'arrivée du bus.

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Jeudi 6 octobre 2005

Je ne savais pas quoi faire aujourd'hui (ça vous arrive aussi je suis sur), donc je me suis dit que ca serai cool d'aller barboter avec des copains dauphins. Bon OK, j'arrete ... j'en vois déja en train de regarder sur la carte ou se trouve Praiai da Pipa pour y aller... Petit historique de la journée.

Nous nous réveillons tôt pour faire les courses. Nous avons décidé d'acheter du muesli, du lait, des bananes, pour faire notre propre petit-déjeuner, et d'aller le déguster sur la plage. Nous longeons les falaises, et nous nous installons dans un petit coin de paradis face à l'océan. Le soleil tape déjà fort à 9h00, il doit bien faire 30 °C.

 



Nous continuons de longer la plage, contournons une falaise, et arrivons sur la plage ou se trouvent les dauphins d'après le plan touristique que nous avons récupéré. Je suis super pessimiste sur l'éventualité d'en voir depuis la plage, mais bon ... Il faut essayer.
Nous marchons pendant 15 minutes et soudain Sylvia se met à sauter partout en criant : 
"Dolphins ! Dolphins! There, there ! Look heeeeeere !"
Mais je ne vois rien. On attend un peu, et tout d'un coup, un aileron apparaît sur une vague, et un dauphin saute majestueusement dans l'écume d'une vague, à 30 mètres de nous. En 10 secondes, elle est dans l'eau avec son masque et son tuba, pour s'en approcher le plus possible. Je reste sur la plage pour prendre des photos et surveiller nos affaires, puis je plonge à mon tour dans l'eau.

 



Les dauphins passent à moins de 5 mètres devant, puis derrière moi, font un petit saut et puis s'en vont. Et le petit jeu dure comme ça pendant des heures. C'est génial de voir ces dauphins dans leur environnement naturel, s'amuser sans arret. On aurait pu rester ici très longtemps, mais la faim à fini par l'emporter. Nous sortons de la plage pour prendre une navette pour le village le plus proche, et y déjeuner dans un boui-boui.

De retour sur la plage, nous louons des bodyboards car les vagues sont vraiment bonnes et régulières. quand le soleil disparaît, nous prenons la route de retour pour Praia da Pipa. 

Alors que nous sommes en route pour aller diner, j'apercois 2 silouhettes familières : David et Tiffany, qui ont fait le trek de Chapada Diamantina avec nous ! J'adore les voyages pour ça. Nous allons diner ensemble, pour nous raconter les dernières nouvelles, quelques anecdotes de voyage pour saupoudrer le tout, et voila une bonne soirée en perspective.

par Ludovic publié dans : Brésil
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Mercredi 5 octobre 2005

Réveil à 5h30 pour partir à Prai da Pipa, petit village côtier qui s'est transformé en destination à la mode à 3OO km de Recife, ou nous sommes censés pouvoir observer des dauphins dans leur environnement naturel.

Le décollage de la Pousada est un peu long, nous attendons le bus 5 minutes pour aller à la station de métro de Recife, puis nous prenons le métro jusqu'à la gare routière. Mais bien sur, le métro tarde à arriver et quand nous sommes dedans, il est horriblement lent. si lent que nous sommes encore dedans à 7h40, alors que notre bus part à 7h45.  dès que la  porte s'ouvre, nous courons au guichet pour acheter un ticket mais il y a la queue. Besoin de retirer de l'argent car pas de services bancaires à Praia da Pipa. Et bien sur nous manquons le bus... Je suis énervé car je savais que nous aurions dû partir plus tôt pour anticiper tous les imprévus (lenteur des transports en communs) que nous avons eu en route. Le prochains bus est à 11h00, et nous nous installons dans la gare pour petit-déjeuner, avec une caipirinha pour moi, histoire de faire passer la pilule.

Le trajet pour Praia da Pipa dure 4 heures. Nous nous nous faisons d'abord déposer Goihanina sur la route de Natal, puis nous prenons un second bus pendant 30 minutes pour notre destination finale. La route permet d'apercevoir le littoral, avec ses longues plages vierges, ses falaises striées rouge et jaunes, ses immenses dunes de sables qui plonge dans l'eau turquoise.

Praia da Pipa se résume encore à une longue rue bordée de restaurants, de magasins de maillots de bain, et des éternelles pousadas. Ca sent bon les vacances ici. Des nouvelles constructions fleurissent de partout, sur le moindre espaces libre. Dans quelques années, le village sera bétonné et ne sera plus qu'une station balnéaire sans charme. A visiter vite donc ! Nous trouvons une chambre pour 1O reals chacun (3,5 euros), record à battre.

Nous faisons un rapide tour à la plage qui est réduite à une minuscule bande de sable en raison de la marée montante. Je joue avec des brésiliens qui font des acrobaties sur le sable. Je me rappelle à mes bon souvenirs de gymnaste, et je tentes quelques backflips avec succès. Quelques salto aussi mais là, c'est beaucoup moins bien.

Nous dînons, faisons un tour du village (ou devrai-je dire de la rue principale), et rentrons nous coucher.

par Ludovic publié dans : Brésil
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