Jeudi 16 juin 2005
Nous passons la matinée sur la route en direction de Sesriem, point de départ vers les dunes géantes du Namib. La route passe à côté d'un arbre avec le plus gros nid d'oiseau qu'il m'ait été donné de voir de ma vie.

Le nid est constitué de brindilles aglomérées je ne sais comment. Des petits trous permettent aux oiseaux d'aller à l'intérieur.



Les paysages sont toujours magnifiques. Au fur et à mesure que nous approchons, la température augmente et un vent chaud apparaît. Les premières dunes rouges apparaissent au loin, déjà immenses.





Nous arrivons à Sesriem à 13h00. C'est une sorte de camp en plein milieu d'une plaine désertique : une station service, une superette et quelques barraques dispersées, c'est tout.


Quelques arbres fournissent l'ombre providentielle aux campeurs que nous sommes, et au écureuils qui s'amusent à cache-cache avec nous. Nous installons nos tentes sous un vent chaud et commençons a nous relaxer.



En fin d'après-midi, nous nous faisons déposer en bas de la plus haute dune du coin. Elle doit bien faire 300 mètres de haut, et il va falloir grimper au sommet pour admirer le coucher de soleil. Je pars en tête et fait la montée en solo en 30 minutes. L'ascension en vaut la peine : en plus du plaisir de marcher dans le sable chaud, la vue depuis le sommet permet de voir toute la plaine, le tracé des rivières desséchés, et surtout, l'immensité du désert de dunes dans toute sa splendeur.


Je suis seul au sommet pendant 20 minutes, moment de plénitude, avant que les filles n'arrivent, puis d'autres groupes de touristes. Dès que le soleil est passé sous l'horizon, nous redescendons en dévalant les pentes raides, à toute allure, en laissant nos jambes nous porter.
par Ludovic publié dans : Namibie
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Mercredi 15 juin 2005

Nous passons la fin de matinée dans la ville fantôme de Kolmanskop, puis nous revenons à Luderitz pour le déjeuner. Depuis les hauteurs, je peux apercevoir les maisons préfabriqué de la banlieue où loge les pauvres, alors que le centre-ville affiche fièrement son standing supérieur.



Nous longeons ensuite la côte jusqu'a Dias Point, rocher venteux où les premiers colombs portugais ont mis le pied en Namibie. Le vent est si fort que les vagues viennent se briser devant nous dans des gerbes d'écumes d'une dizaine de mètres de haut. Patrick et Emmanuel font les malins à se tenir juste au bord  lorsqu'une vague éclate, mais le vent repousse toujours l'écume qui forme un mur d'eau et retombe en arrière, sans qu'il ai reçu la moindre goutte d'eau.

De retour a Luderitz, je me promène avec 2 filles parmis les anciennes maisons à l'architecture coloniale germanique. Il y a des facades multicolores qui crées des contrastes architecturaux étonnants.



Les anciens bus de la compagnie d'exploitation des diamands a reconverti ses bus pour emmener les ouvriers à la mine en moyen de transport public. Marque allemande oblige ....


Dans un style plus local, mais tout aussi original, certaines maisons ont été construites à partir de cabines de bateau de pêche posée sur un socle en béton.


Arrivée au sommet d'une petite colline, je peux voir des jeunes jouant au foot sur un terrrain vague parsemé de plaques de sels.


Patrick et Emmanuel nous ont donné rendez-vous à 17h00 devant un bar pour repartir à Aus ou nous allons passer notre deuxième nuit. Il va encore faire froid cette nuit ...

par Ludovic publié dans : Namibie
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Mercredi 15 juin 2005

Nous arrivons tôt le matin à Luderitz, ville cotière qui s'est développé grâce à l'immense zone diamantifère qui longe la côte jusqu'a la frontière sud-africaine. Pour l'instant, nous stationnons sur le port car nous avons  rendez-vous avec un voilier. notre guide Patrick a demandé hier au groupe si nous souhations faire une excursion en bateau pour aller voir une colonie de phoques a quelques kilomètres de la côte,e t éventuellement des dauphins. Je n'étais pas très enthousiaste pour y aller car c'est un excursion non incluse dans le prix de départ du tour organisé, mais comme tout le monde a souhaité y aller, je me voyais mal resté seul pour la matinée, et j'ai donc suivi le groupe.

Nous embarquons donc sur un voilier pendant 2 heures. Cela me permet de voir la baie de Luderitz et la côte désertique d'un point de vue intéressant.


Nous arrivons à proximité d'un groupe d'ilôts rocheux ou les colonies de manchots sont installés. Une unsine de guano abandonnée est maintenant le lieu d'habitantion des cormorans. Cette excursion n'a rien d'intéressant et le retour sur terre se fait tarder...



Nous nous rendons ensuite à quelques kilomètres de Luderitz, à Kolmanskop précisement, ville minière au milieu du désert, abandonnée depuis plus de 50 ans. Des petits manoirs à l'architecture typiquement allemande, reflètant le faste déchu de la grande époque, apparaissent au loin au fur et à mesure que nous nous approchons de la ville fantôme. Ca fait une drôle d'impression de voir un morceau d'Allemagne entouré de sable.


Les anciennes demeures des premiers mineurs et les infrastrusture de l'époque sont encore accrochées aux dunes, qui petit à petit les ensevelissent. La rue principale a des allures de décor de western.


Les pièces des maisons, avec leur papier peint d'époque, sont remplis de sable débordant des fenêtres. Du mobilier, des baignoires trainent au beau milieu des dunes. L'atmosphère est surréaliste. Le désert reprend ses droits sur l'homme ...

 




Nous passons la fin de matinée ici, puis nous revenons à Luderitz pour le déjeuner.

par Ludovic publié dans : Namibie
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Mardi 14 juin 2005

Je me promene au petit matin dans ces étonnantes vignes surgit de nulle part avant de reprendre la route.


Nous passons devant des habitations locales qui ne sont rien d'autre que des cabanes en paille, disposées le long de la route. C'est plus que rudimentaire mais il y a tout de même l'électricité.


Nous revenons vite dans les paysages sauvages et Patrick nous arrête parfois afin de faire quelques leçons sur la flore du désert. Pour résumer, la végétation est consistituée principalement d'arbustes à l'aspect desséché (10 cm), et de minuscules cactus (5 cm). Des gros morceaux de quartz blanc et rose trainent un peu partout.




Nous longeons la rivière Orange, bordée de végétation, apportant une touche de vert agréable au panorama. Jusqu'au moment où il la traverser. La chaleur est revenu et nous profitons d'une pause à proximité de l'eau pour nous rafraichir.


En allant me promener un peu à l'écart du groupe, je tombe sur des empruntes dnas la boue séchées. La forme des coussinets et la taille de des griffes laissent peu de doute sur la nature de son propriétaire... Vaut mieux pas trainer seul dans le coin même si l'animal est surement loin après être venu s'abreuver dans la nuit..

La proximite de la riviere est aussi l'occasion d'observer de nombreux oiseaux (aigrettes).


Nous faisons un ravitaillement de nouriture dans une ville minière ou les gens nous dévisagent. Il fait 20 degrés dehors et un soleil magnifique mais ils portent tous des bonnets et parfois des anoraks. Pour eux, c'est l'hiver...
La police de la route est là aussi : avec guère plus de  30 véhicules/jour qui doivent passer ici, ce n'est pas le plus fatiguant des travails en Namibie...


La piste poussiereuse continue pendant encore plusieurs heures à travers une successions de plaines désertiques, offrant des contrastes de couleurs de toute beauté. Je ne m'en lasse vraiment pas.


Depuis une colline ou nous nous sommes arrêtes pour déjeuner, je peux apercevoir au loin des traces rectilignes de poussieres progresser lentement, laissees par quelques vehicule qui passent.




Nous arrivons à Aus a 16h30, où nous plantons les tentes au milieu d'un superbe cirque montagneux.


J'escalade la paroi du cirque avant le coucher du soleil pour découvrir la vue sur le paysage lunaire que nous allons traverser demain pour atteindre enfin Luderitz.


par Ludovic publié dans : Namibie
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Lundi 13 juin 2005

Je me réveille à 6h00. Je pars dans la forêt afin d'assister au lever du soleil dans un cadre naturel plus authentique que celui du camping.  Les nuages prennent feu, et les dunes au loin commencent à rougir.



Le spectacle fini, je reviens au camp prendre mon petit-déjeuner puis je repars explorer la forêt de Kokerboom à toute allure, car nous devons partir dans une demi-heure.
Le Kokerboom est un arbre typique de la région avec une forme tres particulière. Les bushmen se servent de leurs branches pour faire des carquois en evidant l'interieur. La foret de Kokerboom rassemble dans un faible espace une centaine de ces arbres centenaires.


En repartant, nous nous arrêtons au bureau du camping afin de payer nos emplacements de cette nuit. Un petit monticule de terre avec des tuyaux accueille d'étranges animaux : un croisemetn d'écureuil et de mangouste, qui se lève sur ses pâtes arrières, raide comme un "i" pour observer la situation.


Nous allons ensuite à Giant'Playground. C'est une plaine remplie de curieuses formation rocheuses qui donnent l'impression que des géants se sont amusés a empiler par petit tas (d'une dizaine de mètres de haut quand même) d'énormes rochers rouges sur des kilomeètres carrés.
En fait, cela est dû à l'erosion. L'amplitude thermique entre le jour et la nuit a fendu les rochers donnant cette impression d'emboitement, puis les couches supérieures ont craqué dans les angles pour donner petit à petit cet effet d'angles arrondis.



La route vers le Fish River Canyon est superbe. Des montagnes apparaissent à l'horizon, avec un sommet plat comme si une serpe geante les avait toutes fauchees d'un coup. Les strates millenaires apparaissent sur leurs flancs, parfois noirs, parfois rouges, jaunes aussi.

Le paysage est plat mais le canyon apparait enfin au bout d'une route, sous nos pieds. Depuis le bord, je domine une faille vertigineuse, creusee par la Fish River, quelques 500 mètres plus bas. Le panorama est tout simplement à couper le soufle. Nos guides Patrick et Emmanuel nous déposent d'un côté et repartent nous attendre quelques kilomètres plus loin en préparant le déjeuner. Nous les rejoignons à pied en longeant le bord du canyon. J'aurai pu rester des heures a contempler cette merveille de la nature.







Nous nous dirigeons ensuite vers Ai-ais, une oasis dans le désert, via une route qui nous emmène à travers un décor lunaire. Des failles de quartz blanc apparaissent dans les montagnes. Ca respire la sérénité ici. La piste continue à travers une immense plaine désertique, sans aucune végétation, bordée au loin de montagnes déchiquetées par l'érosion.

Nous arrivons dans une oasis au bord de la rivière Orange où, chose incroyable, des vignes ont été plantées. comment arrive t-il à faire cela ici. Certe l'irrigation est possible grâce à la proximité de la rivière, mais je ne m'attendai pas à trouver cela ici. Dès que le soleil passe derrière la montagne, le thermomètre se prend une claque. La nuit va etre très très fraiche .


par Ludovic publié dans : Namibie
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Dimanche 12 juin 2005

C'est parti pour 7 jours dans le sud de la Namibie. Je suis avec un groupe de 6 filles de 20 a 50 ans.
La premiere journée consiste essentiellement à traverser le pays via le Kalahari, sur une des rare bonne route du pays. Les autres sont des pistes poussiereuses car le goudron ne résiste pas aux écarts de température entre le jour et la nuit (de +40° C à -10°C). Le Kalahari est un semi-désert dont la seule végétation consiste en de la savane et des buissons très espacés, quelques arbres aussi.

Premier arret a midi dans un village Nama, a la decouverte de leur culture. Le village se resume a une chapelle au milieu d'un vaste enclos, et une vingtaine de maisons plantees arbitrairement a plusieurs centaines de metre les unes des autres. C'est incroyable de s'imaginer ces gens vivants dans un endroit aussi reculé et aride.



La representante du village nous invite à pénétrer dans la chapelle. Elle a réuni une chorale de 5 personnes a notre arrivée, et nous avons droit à quelques chants Nama traditionnels, ainsi qu'a un exposé sur leur histoire et coutumes.

Nous allons ensuite faire le tour du village à la rencontre des gens.


Puis nous reprennons la route après le déjeuner, pour arriver à la tombée de la nuit à la forêt de Kokerboom, où nous plantons nos tentes. Il commence a faire très froid (moins de 10 degrés je pense) et tout le monde commence à faire réellement connaissance autour du feu.

par Ludovic publié dans : Namibie
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Samedi 11 juin 2005
J'ai change de Backpacker pour aller dans endroit plus confortable. Etant donné que j'avais 2 jours à attendre, autant les passer agréablement. Il y a 1 mois, l'idée de rester à rien faire autant de temps m'aurait passablement énervé et stressé en pensant au planning que je me suis fixé (j'ai 1 semaine de retard sur ce que j'avais prévu).
Mais je commence a me sortir petit à petit de cet état d'esprit occidendal d'homme pressé, je profite de ce temps libre pour bronzer au bord de la piscine, flaner dans les rues, et surtout lire énormément, ce que je ne pouvais jamais faire à Paris, tellement j'étais claqué en rentrant du bureau. Bref, je recommence a apprecié la vie dans sa plus simple expression.

Mes lectures du moment :

Nicolas Hulot - Combiens de catastrophes avant d'agir ?
Un constat navrant sur la volonte inexistante des hommes politiques pour faire bouger les choses sur l'environnement. Mais aussi sur notre propre responsabilité au quotidien. Dans quelle état va être la Terre que nous allons léguer à nos enfants et petits enfants ?

John Grisham - La loi du plus faible.
La vie d'un avocat brillant et promis a un avenir radieu, qui travaille 80 heures par semaine, jusqu'au moment ou il prend conscience que sa vraie raison de vivre n'est pas de faire fortune mais de permettre à tous de faire respecter leurs droits, particulièrement les gens les plus démunis. Sa vie va basculer du jour au landemain. C'est une fiction, si seulement cela pouvait exister reellement ...
par Ludovic publié dans : Namibie
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Vendredi 10 juin 2005

Je suis arrive a Windhoek, capitale de la Namibie a 5h00. La trajet de jour s'est revele interessant car nous avons traverse des paysages desertiques tres jolis qui donnent un avant-gout des prochaines semaines.

La ville en elle meme ne represente aucun interet, si ce n'est la surprise de tomber parfois sur des batiments d'inspiration germanique, vestige de son passe colonial.

L'organisation s'est revelee une fois de plus fastidieuse par rapport a mon projet initial : je pensais faire du stop mais les renseignements glanees des Cape Town, m'en ont vite dissuade. La circulation sur les axes majeures est si faible qu'on peut rester plante 24 heures au meme endroit sans voir une seule voiture.

Il me reste donc 2 options :
- Louer une voiture, sachant que Shawna que j'ai rencontre a Cape Town est partante pour cette option. Le gros bemol, c'est qu'elle n'a que 15 jours en Namibie et vue le prix des locations, ca va me couter une fortune pour la derniere semaine quand elle ne sera plus la. On a rencotnre d'autres personnes interesses mais les centres d'interet a visiter etaient differents, ou le timing ne concordait pas non plus.
- Partir avec un tour organise pour 3 semaines. Mais ce me fait chier d'etre trimballe comme un touriste japonais pendant autant de temps dans un pays qui appelle a la serenite et a la detente.

Finalement, apres 2 jours a etudier toutes les possibilites, l'option de location de voiture avec Shawna tombe a l'eau car trop contraignante pour moi financierement. Dans le meme temps, j'ai reussi a combiner 3 sejours organises qui me permettent d'aller partout ou je veux en 3 semaines. Tous s'enchaine a la perfection sans aucune journee de perdue, et cerise sur le gateau, je me fais deposer aux Chutes Victoria en Zambie, apres un petit detour par le Delta de l'Okavango. Je pars dimanche matin.

Cela veut dire que l'acces a internet va etre tres limite pendant cette periode et que je ne pourrai vraisemblablememt pas mettre beaucoups d'articles et de photos sur le blog avant d'etre en Zambie.

par Ludovic publié dans : Namibie
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Jeudi 9 juin 2005



Bilan


Après l'Afrique du Sud qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, je me suis enfin senti arrivé en Afrique, la vraie.
- La Namibie est un paradis minéral qui fera le bonheur des amoureux des grands espaces vierges. Que ce soit dans le Nord du pays ou dans le Sud, les paysages sont tout simplement a couper le soufle. Des déserts de dunes rouges, grises, jaunes, aux montagnes sculptées par l'érosion, la nature offre un extraordinaire panel de sa créativité.
- la végétation n'est pas en reste non plus. Meme si le climat désertique réduit sa densité et sa diversité, ce qu'on trouve reste de l'ordre de l'inhabituel pour un européen, tel les Kokerboom trees.
- La faune ... que dire ... Etosha est un endroit unique en Afrique, voire au monde, pour l'observation rapprochée des animaux sauvages.
- une expérience humaine qui restera un grand moment de ce Tour du Monde avec la rencontre d'une tribu Himba.
- Enfin, une agence avec 2 guides géniaux qui ont su nous communiquer l'amour de leur pays et nous en montrer les secrets : Patrick et Emanuel de Wild Dog Safaris (qui doit fusionner avec l'agence Crazy Kudu).

Il y a quelques points que je qualifierai de négatifs, mais ca fait parti du charme du pays : les routes goudronnées sont très rare, et les pistes sont extrèmement poussiereuses. Il faut faire beaucoup de route pour découvrir l'essentiel du pays, mais au final, quelle récompense !
par Ludovic publié dans : Namibie
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