Vendredi 10 février 2006
Je me lève avec cette impatience de partir de Moorea caractéristique des endroits ou je m'ennuie. Plus que 24H00 et je vais retrouver un peu d'action en débarquant en Nouvelle-Zélande. En attendant, je retourne à Papeete en ferry pour une dernière journée de shopping. Le temps est superbe (le coup classique quand je pars d'un endroit ou le temps a été pourri tout du long...) et nourirra mon seul regret sur la Polynésie : ne pas avoir pu en profiter avec du soleil ce qui m'aurai sûrement motiver pour faire plus d'activités aquatiques et terrestre, comme du trekking.

Je fait mes adieux à l'île verdoyante dont le sommet accroche l'un des seuls nuages du ciel, et arrive sur le port de Papeete en 30 minutes.


Je me dirige vers l'arrêt des bus et reprend la direction de la Pension Te Miti. Il n'y a personne ce matin, impossible de trouver Fred (le propriétaire), donc je pose mes affaires dans le dortoir qui m'est maintenant familier et je repars aussitôt en ville pour faire mon shopping. J'ai un impératif absolu : trouver un ukulele pour l'offrir à mon frère afin d'enrichir sa collection d'instruments du monde.  

Je vais au marché central de Papeete qui en plus de réunir les étals traditionnels de nourriture, abritent aussi un grand nombre de marchands d'artisanat local.

 

Les paréos polynésiens et les produits à l'huile de Monoi tiennent le haut du pavé, mais les colliers, paniers en osier et sculptures en bois sont aussi faciles à trouver, et quelques marchands d'instruments de musique sont installés au premier étage.



Je fais un tour du marché pour faire de nombreuses photos, car comme toujours, ce genre d'endroit est une source d'inspiration intarissable pour faire des portraits et figer des scènes de la vie locale. Je suis comme un gosse lâché dans un magasin de jouet ! Je me cache derrière les étals pour photographier les gens à leur insu, ça fait des portrait plus naturels.


Au bout d'une heure, je fais le tour des marchands de ukulele et me décide pour un modèle à 15 000 CFP. La négociation avec l'un des marchands a duré plus d'une demi-heure pour finalement ne pas aboutir. Le gars n'a rien voulu lâcher. Mais je trouve quand même mon bonheur un peu plus loin.

Je repars dans les rues de Papeete et découvre cette succursale de Tati, à la sauce polynésienne.


Je cours ensuite à la boutique Hinano m'acheter un t-shirt car j'ai complètement flashé sur le logo de la marque de bière locale. Ici, c'est une véritable institution, et les touristes repartent rarement de Tahiti sans être passé au magasin de merchandising.


Je vais ensuite faire un tour à la mairie dont le bâtiment à l'architecture d'inspiration coloniale est très beau.


17h00 arrive et les derniers bus pour revenir à ma pension ne vont pas tarder à partir. Je prend donc un Truck (le bus local).


La pension s'est rempli de quelques voyageurs mais je ne les rejoins pas tout de suite. Il me reste une dernière chose à faire : admirer un  pur coucher de soleil polynésien comme je n'ai pas eu droit depuis 3 semaines. L'éclairage est superbe, le soleil embrasse le ciel en passant derrière les nuages qui se reflètent sur le miroir d'eau du lagon. Un final somptueux, le rideau tombe, fin de l'acte polynésien.



Je vais me régaler à la roulotte tenue par un chilien d'un empanadas géant puis je rentre à la pension.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Jeudi 9 février 2006
Un grand beau soleil filtre à travers les rideaux ce qui me fait poser la question de louer à nouveau un vélo pour me promener. Mais dès 9h00, la chaleur devient accablante et freine mes ardeurs sportives. De toute façon, la navette du Tiki Village passe me prendre à 11h00 donc je passe tranquillement la matinée a faire des courses, lire, écrire, et prendre des photos de paréos polynésiens qui flottent dans le vent, le long de la route ou se succèdent les magasins.


J'ai à peine le temps de déjeuner avant que la navette arrive. Lorsque je débarque au Tiki Village, il est complètement vide, car pas encore ouvert. Super ... Les gens s'installent petit à petit et je vais voir une fille que j'ai reconnu comme qui faisant partie de la troupe de danse d'hier soir. Maintenant, elle tresse des costumes à partir de Pandanus de cocotier séché (lamelle de feuille séchée). Je lui pose plein de questions sur sa vie. Elle me raconte qu'elle travaille ici depuis 4 ans et vit à Moorea. La troupe du Tiki lui permet de voyager en France et dernièrement au Liban, mais elle préfère sa vie d'ici.


Le Village se rempli un peu et je peux aller voir un sculpteur sur bois qui fait des plats de cuisine et des instruments de percussion. Il a aussi des ukuleles, dont un très beau, ancien, magnifiquement sculpté, que j'achèterai bien pour l'offrir a mon frère.


Malheureusement pour moi, il n'est pas a vendre car appartient a sa famille depuis des générations et il le met juste en exposition ici. Il y en a d'autres mais ils ne plaisent pas, donc il m'indique où je peux aller à Papeete pour en acheter à un prix normal (15 000 CFP).

Je passe en suite voir un gars robuste qui en train de sculpter un Tiki dans une grosse pierre. Un tiki est une statue d'un aspect ratatiné et dont la tete avec ses grands yeux ressemble a celle d'un insecte.
Le sculpteur lui même est impressionnant avec ses bras et ses cuisses bien musclées, et surtout, entièrement ornées de tatouages polynésiens. Tous ont une signification mais il ne veut pas s'étendre sur le sujet. Intime, je présume, donc je n'insiste pas.

 

Je continue mon tour du village où je croise à nouveau le couple néo-zélandais d'hier en train de regarder les perles de culture, le fameuses perles noires de Polynésie.



Je vais sur la plage admirer les reflets des objets qui flottent sur le lagon. La mer est tellement calme que l'on dirait un mirroir.



Rien de plus à voir, donc je retourne à l'accueil pour me faire ramener au camping et aller déjeuner sur la plage.

Le temps semble stable et je ne compte pas rester à rien faire cet après-midi. Je repars à 14h00 pour aller louer un cayak dans un hôtel (Le Tipanier) qui se trouve à 10 minutes de marche de mon camping. L'endroit est superbe, idéale pour venir en couple et passer des bons moments de détente en amoureux. La location du cayak coûte 500 FCP/heure, le moins cher que j'ai trouvé dans le coin. Je laisse mes vêtements et mon argent au vieux monsieur qui tient la boutique et j'enfourche mon cayak qui glisse sur l'eau chaude du lagon. Je traverse le lagon jusqu'à la barrière de récif où un fort courant inverse me ramène vers l'intérieur. De grosses vagues s'éclatent sur la roche à quelques mètres de moi dans une gerbe d'embrun de plusieurs mètres de haut. Là où je reste, je peux descendre du cayak et toucher un fond de sable blanc. Je suis une fois de plus émerveillé par la clarté de l'eau.

Une averse arrive et vient troubler la surface de la mer m'empêchant de bien voir les merveilles qui sont sous moi. Je contourne un premier Motu et arrive dans une passe (passage entre les récifs ou entre 2 iles) ou un fort courant me ramène dans le lagon sans que j'ai a ramer. Il y a 2 mètres de fond au maximum et des coraux multicolores splendides tapissent le fond. Je me laisse dériver en observant ce que se passe autour et dessous mon cayak. Les poissons  s'écartent à mon approche.

La pluie se remet à tomber et j'accoste sur l'île pour faire une pause. Quelques touristes y font du snorkelling et semblent bien apprécier ce qu'ils voient. Moi je retraverse le lagon pour atteindre la pointe de Moorea où se trouvent les bungalows abandonnés du Club Med. Il y a beaucoup d'hôtels de luxe dans cette situation sur chaque île, c'est vraiment du gâchis. Je remonte lentement jusqu'à la plage du Tipanier et rend le cayak à 17h00.

De retour au camping, je me fais une petite séance de lecture et je vais dîner. Le ciel est resté dégagé et j'assiste à mon premier couché de soleil digne de ce nom en Polynésie. Enfin !

par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Mercredi 8 février 2006
Le soleil est timide ce matin, mais la journée s'annonce prometteuse. Je décide de louer un vélo afin de faire le tour de l'île : 60 km a boucler dans la journée. Avec les arrêts photo c'est ambitieux mais comme je prend le vélo pour 24h00, je peux me permettre de rentrer tard si besoin. La location coûte 1 400 CFP.

A peine ai-je le vélo en main que la pluie se met a tomber. Génial ... Ca ne dure que quelques minutes et je me mets en selle en partant vers le Nord pour voir la Baie d'Opunohu ou le Capitaine Cook, un des plus grand explorateur, mouilla lors de découverte de l'île. Juste à coté se trouve la Baie de Cook (une petite erreur historique ...). Ces 2 baies qui s'enfonce profondément dans l'île triangulaire lui donne un forme de trident, symbole de Moorea.

La route asphaltée est de bonne qualité. Elle longe la côte où se trouvent quelques un des plus beaux complexes hôteliers de luxe, le genre bungalow tout confort sur pilotis au dessus du lagon à l'eau turquoise, auquel on accède pas une longue passerelle en bois. L'image de rêve que l'on a tous en tête lorsque l'on parle de la Polynésie.

Juste en face, les maisons polynésiennes traditionnelles font leur retour, avec leur petit jardin ou s'entasse généralement un bordel de vieilleries (tondeuses a gazon, voiture a moitié démontée, pirogue, filet de pêche, ...). Je m'incruste sur un terrain en bordure de l'eau où des pièges à poissons et à crabes, ainsi que des filets de pêche bleus, sèches. J'y fais des photos, puis je repars.


Je croise enfin des gens qui semblent travailler a un rythme proche de ce que je connais en occident : une équipe d'ouvrier avec un camion à goudron bouche les nombreux nids de poule de la route.

J'arrive au bout d'une heure à la Baie d'Opunohu que je longe jusqu'à une route qui s'enfonce dans l'intérieur de l'île. Elle permet d'accéder a un belvédère qui doit offrir une belle vue , donc je m'y engage. Ca monte sacrément et à mi-chemin, je suis obligé de faire une longue pause à une ferme agricole ou des touristes goûtent des produits locaux. Je suis dégoulinant de sueur, de la tête au pied, et les gens me regarde un peu bizarrement, du genre "c'est qui ce fou qui n'a pas de voiture ?" Je repars en poussant mon vélo car je n'ai plus de force, la montée est trop raide.

Le vue depuis le belvédère est belle, malgré l'absence du soleil, et permet d'embrasser d'un coup d'oeil les 2 baies séparées par un énorme piton rocheux typique de la topographie locale. J'imagine la beauté des couleurs dans le lagon, et de la végétation, si la lumière était meilleure. Il y a beaucoup de touristes donc je ne m'attarde pas, et je descend à pleine vitesse pour sécher ma peau.


Je fais un arrêt au Marae Titiroa, un ensemble de ruines en bordure de la forêt qui date de 900 an après J-C. Les Maraes sont les lieux d'habitation des premiers indigènes de Polynésie, et sont souvent des endroits religieux. Dans celui là, se trouve une plate-forme de tir a l'arc, des fondations de maisons en pierre, quelques lieux de culte. L'ensemble a été nettoyé mais l'humidité ambiante a vite fait de recouvrir les pierres d'une mousse verdâtre, et les longues racines d'arbres qui s'enchevêtrent tout autour donnent à l'endroit un certain charme, mystique.


Je continue et bifurque vers la Baie de Cook par un chemin de terre mal entretenu qui me mène dans une vallée verdoyante. Les collines sont recouvertes de plantation d'ananas. C'est la première fois que j'en vois pousser. Je croyais que c'était comme les noix de coco, mais en fait, ça sort du sol comme les artichauts.


J'hésite a en prendre un pour le dessert mais je ne le fais pas.  Les haies de fleurs tropicales rouges, oranges, jaunes, mauves, blanches, se succèdent tout le long du chemin qui fini par déboucher sur le village de Paopao, au bout de la Baie de Cook.

Je demande l'heure et il est déjà midi donc je profite de la présence d'un petit supermarché pour aller acheter des aliments et je me remets en selle pour trouver un endroit agréable ou pique-niquer. Je veux un gazon moelleux en face de la mer, et je le trouve au bout de 20 minutes, après avoir pédalé contre le vent qui se lève. Le ciel est toujours chargé de nuages menaçants, je suis étonné qu'une sauce ne me soit pas encore tombée sur la tête. Ma bande de gazon est sut un terrain privé mais il n'y a aucun panneau qui profère des menaces donc je m'installe et me rempli l'estomac d'un sandwich au thon/tomate.

Je me repose ici une demi-heure et je repars requinqué. Je dépasse le village de Maharepa dont l'unique intérêt réside dans une belle maison coloniale toute blanche reconvertie en magasin de paréos. L'ensemble constitue un bel exemple de demeure de plantation de vanille du début du siècle.

J'arrive enfin à la pointe opposée de l'île où se trouve l'aéroport de Mooréa.  Fini le charme de la côte Nord : ici, le défrichage en cours va bientôt laisser place à d'horrible complexes hoteliers. La route monte un peu et offre dans un tournant un superbe panorama de la côte et du lagon. D'autres bungalows sur pilotis d'un nouvel hôtel en construction se détachent sur l'eau cristalline.


A 14h00, je passe le port du ferry où je suis arrivé il y a quelques jours, puis je me dirige vers le camping qui est encore a 2 heures d'ici je pense. Je commence a en avoir marre de pédaler et un peu mal aux fesses aussi... A mi-chemin, une pluie légère se commence a tomber, mais je ne m'arrête pas. Ca me rafraîchît. quelques minutes plus tard, ce sont des trombes d'eau qui me fouettent le visage, donc je m'abrite sous un épais feuillage au bord de la route en attendant que ça faiblisse. J'enveloppe mon sac à dos dans un sac poubelle et c'est reparti.

Depuis hier, je pense sérieusement à me tirer du camping chez Nelson tellement l'ambiance est nulle. J'ai eu d'autres adresses de logement, dont l'une se trouve sur mon chemin : Mark's Place. L'endroit est tranquille, et bien plus confortable (2000 CPF en dortoir) que le Camping Nelson. Je peux louer un cayak, un vélo ou un surf pour 1000 CFP/jour. Dommage que ça soit a 500 mètres de l'eau.

Je m'arrête encore un peu plus loin pour prendre en photo une église. J'hallucine sur le nombre de "courants religieux" qui existent ici. Eglise Adventiste du 7ème jour, Eglise Baptiste du 5ème jour, Eglise Progressiste des Saints Jours, Témoins de Jeovah bien sûr, Mormons ... La Polynésie semble être un terrain fertile pour les sectes.




J'arrive au Tiki Village, un regroupement de commerçants traditionnels (culture de perles noires, tressages, tissage de paréos, peinture, sculpture ...) autours d'un théâtre où a lieu des danses polynésiennes. Roxanne m'a vivement conseillé d'y aller, donc même si c'est cher, je prend un billet (3900 CFP - transfert en navette inclus) pour le spectacle de ce soir. Je vais jeter un oeil aux alentours et je tombe sur une cérémonie de mariage à la polynésienne. C'est un couple de touristes qui renouvelle son engagement au cours d'une reconstitution locale très prisés des amoureux en Lune de Miel. Habillés de paréos blanc et d'une couronne de fleurs, ils sont conduit vers la plage sur une barque cérémonielle par des Polynésiens tatoués de la tête aux pieds et vêtus d'un simple pagne et des brassières en feuille de palmier. Madame à l'air plus intéressée par ses rameurs que par son mari ...


Je parcours les 4 dernier km à la hâte car j'en ai vraiment marre de pédaler, et je rend le vélo a 17h00. Le loueur ne me fait payer que  1000 CFP au lieu de 1400 prévu car je suis revenu tôt. Je fonce prendre une douche, je vais dîner et j'attend la navette du Tiki Village qui doit passer me prendre à 20h30.

J'attend sur le bord de la route dans la nuit. Une première navette passe sans s'arrêter. Je commence a m'impatienter, mais la mienne arrive plus tard avec un jeune  couple franco-néo-zélandais. Le Tiki Village est déjà rempli de touristes, dont beaucoup de beaufs américains accompagnés de leurs vieilles poufs vulgaires au seins et lèvres refait.

Je m'installe dans les gradins en essayant de rester proche de la scène pour prendre des photos, et le show commence. Les danses ressemblent à ce que j'ai vu à l'hôtel Méridien de Papeete, mais en mieux, surtout les gars qui jonglent avec des bâtons enflammés. Les danses des femmes sont bien aussi.




Au final, entre un spectacle gratuit au Méridien et celui-ci a 32 euros, la différence n'est pas énorme tout de même ... Mais c'est sans regret, car je peux revenir demain matin pour visiter le village et voir les ateliers d'artisanat. La navette me dépose devant mon camping à 23h00 et je vais me coucher directement.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Mardi 7 février 2006
Après une nuit entière a me battre avec les moustiques et a maudire le propriétaire qui n'a pas prévu de moustiquaire dans les chambres, je me lève tôt.  Je n'ai aucune idée de l'heure, je n'aime pas cette sensation de ne plus avoir de repère temporel autre que mon estomac qui gargouille toujours pour me dire "c'est l'heure du petit-déjeuner".  Quand je passe la tête dehors, une épaisse couche de nuage masque le soleil, impossible de deviner à quelle hauteur il se trouve dans le ciel.  Comme je suis seul dans la cuisine, j'en conclus qu'il est très tôt.
Je vais au petit centre-commercial pour consulter mes emails mais il n'es pas encore ouvert. Les montres et horloges dans la vitrine de la librairie indiquent qu'il est à peine 8h00. J'attend l'ouverture des commerces à 8h30 en lisant les titres des journaux.

Après avoir fait mes petites affaires, je rentre déprimé car il pleut. Je vais me recoucher et ne me lève que pour aller déjeuner. Cette fois encore, je suis seul dans la cuisine. Mais ou sont passés les gens ? Les camping est totalement vide. Il manque un truc ici, une salle commune un peu cosy ou les gens pourraient se réunir et faire connaissance. Remarque, je n'ai pas envie de parler à qui que ce soit, personne ne plaît ici. Je retourne me coucher mais il m'est impossible de dormir car je pense a pleins de choses en même temps.

Finalement, je me lève a nouveau, vais consulter mes emails, jette un oeil sur les paréos qui sont plutôt pas mal, je rentre diner au camping et vais me coucher tôt.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Lundi 6 février 2006
Yann est parti discrètement vers 5h00 pour retourner à Papeete, et j'ai somnolé jusqu'à 8h00. Il fait beau ce matin donc j'en profite pour faire une lessive après avoir été consulter mes emails, histoire de voir si la compagnie d'assurance pour mon ordinateur m'a répondu. Bien entendu, il n'y a rien, il vont faire traîner le dossier autant que possible.
J'ai aussi acheté une pile neuve pour ma montre. Je m'installe sur les tables en bois du jardin, face à l'océan et j'entreprend de démonter la montre pour faire le remplacement de la pile. J'arrive a faire fonctionner l'affichage digital, mais le temps de ne s'écoule pas. Son temps a elle est définitivement fini. je vais devoir la remplacer rapidement ce qui me fait encore une dépense non prévue.

Ma chambre est celle juste derrière le vélo


Midi arrive vite, si j'en crois mon estomac qui gargouille. Il est désormais mon seul repère chronologique quand j'ai personne a proximité pour me donner l'heure exacte. Je me dirige vers la cuisine commune qui n'est pas du tout conviviale. Les gens mangent dans leur coin, assis a leur bout de table. En plus il n'y a pas d'aliments de base en commun. Il faut amener son propre sel, son poivre, son huile, son vinaigre, son beurre, son sucre, etc ... que des choses que je n'ai évidement pas !
A coté de moi, un groupe de vieux routards, la cinquantaine bien frappé, tout bronzés, se racontent des histoire drôles :
- Devant une maison se trouve une cage avec un perroquet et le panneau suivant "Attention Perroquet dangereux"
- Un passant intriqué se demande en quoi le perroquet est dangereux, il a l'ait tout inoffensif.
- Il s'approche et commence a le taquiner
- Le perroquet ouvre alors son bec, et crie "Rex !! Attaque !!"
Comme je suis le seul français dans la cuisine avec eux,  ça me fait rire.

Une poule en liberté s'incruste dans la cuisine avec son cortège de poussins qui piaillent a tout va et cavalent dans tous les sens. C'est marrant de les regarder en mangeant. Mon repas fini, je me dis que ça serai bien de louer un vélo pour me promener cet-après midi. Mais mon rhume me pompe toute mon énergie, et du coup, je reste sur la plage à lire, écrire, nager, bronzer, jusqu'à ce que je me lasse.


Je prend mon appareil photo et je vais marcher le long de la route. Il n'y a pas grande chose d'intéressant. La Polynésie ne m'inspire pas tellement en fait. Je n'arrive pas à avoir l'oeil affûté sur les paysages ou les scènes de la vie quotidienne. J'ai l'impression de voir toujours le même décor, les mêmes gens.



Je passe me renseigner dans un club de plongée pour éventuellement en faire une dernière avant de quitter la région.  C'est un peu plus cher qu'à Huahiné (50 euros au lieu de 40), donc je ne fais pas de réservation.

Je rentre au camping prendre une douche et écrire à nouveau dans mon carnet de bord. Je constate qu'une nouvelle personne est arrivé dans la chambre et occupe le lit que Yann a laissé vacant ce matin. J'espère que c'est un mec sympa car, vu l'étroitesse de la "chambre" (un bien grand mot), la cohabitation risque d'être difficile.

De retour du dîner, je rencontre mon nouveau voisin de chambre. Il est train de lire sur son lit en caleçon. Tout de suite, sa tête ne me revient pas. C'est un voyageur néo-zélandais, la trentaine, mal rasée, les cheveux blond/roux frisés, avec des piercings dans l'oreille. Il fait sale.  Je lui adresse un bref "hello", je prend ma brosse à dent et mon dentifrice, vais me laver, et reviens m'affaler sur mon fin matelas en mousse. Pas un mot de plus. Les moustiques ont envahis la chambre, encore une bonne nuit en perspective ...
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Dimanche 5 février 2006
Je me lève a 7h00, en même temps que l'allemande qui est avec moi dans le dortoir. Mon sac est déjà prêt car je n'ai rien déballé hier soir. Je me fais un énorme petit-déjeuner de tartines avec du pain frais, et Fred nous emmène au port avec 4 anglais. Nous sommes serrés comme des sardines dans son Peugeot 806. La course nous coûte 1300 CFP chacun. Il abuse un peu le Fred sur ce coup là, il aurait pu faire un tarif de groupe, ou un prix unique du trajet que nous aurions divisés entre nous.

J'embarque seul sur l'Aremiti 5 avec le billet que le couple Américain m'a donné hier. Les autres prennent Le Moorea Express, légèrement moins cher que mon bateau (900 SFP au lieu de 1050 pour moi), mais ils partent en même temps. Je me retrouve avec un groupe organisé de retraités américains fraîchement débarqué du paquebot amarré un peu plus loin et que j'avais remarqué en venant. Je pose mon sac en face de mon siège et je vais sur le pont supérieur apprécier le panorama. quand je redescend a ma place 5 minutes plus tard, j'y trouve une vieille américaines confortablement installée. Ca m'énerve ... Je m'installe derrière, puis je décide de remonter sur le pont pour profiter du soleil radieux. J'ai eu tellement de pluie ces 10 derniers jours qu'il faut en profiter.  Pour les curieux, je précise que les polynésiennes sont en général très loin d'être comme celle au premier plan de la photo ci-dessous ...  :-)


Un groupe de polynésiens est assis en cercle, guitare à la main. Les chansons paillardes vont bon train et il n'y a que moi qui rigole un peu car les autres touristes ne comprennent pas le français. Le trajet dure à peine 30 minutes, et me voilà à nouveau livré à l'inconnu en débarquant sur le quai.


Dans la cohue des navettes vers les complexes hôteliers de luxe, je trouve un bus local (300 CFP), un vieux Dodge Bluebird des années 60, peint en bleu, qui m'emmène a l'autre bout de l'île. C'est la-bas que se trouve le Camping Chez Nelson, un établissement réputé parmi les backpackers pour ses prix honnêtes. Ce que j'aperçois sur le trajet est de bonne augure pour mon appareil photo. Comme c'est Dimanche, les locaux s'habillent tout en blanc pour aller à l'église qui se détache devant l'eau turquoise du lagon.

J'arrive au camping Nelson au bout d'une demi heure, le bus est maintenant presque vide. L'endroit est effectivement un vrai camping , mais il n'y a pas beaucoup de tentes installées. Les gens vont plutôt dans les petites cabines de 2 ou 3 personnes, ou dans les quelques bungalows idéalement situés sur un terrain a l'herbe généreuse, au bord du lagon. Une petite plage de sable agréable complète le tableau. Sympathique endroit donc, il ne reste plus qu'à rencontrer des gens dans la même veine.

Je prend possession de ma chambre rudimentaire (1500 FCP) où je suis pour l'instant seul, et je pars aussitôt faire les courses afin de pouvoir me préparer quelques chose ce soir dans la cuisine collective pour les jours à venir. Le supermarché, situé a 500 mètres, n'est pas grand mais le nécessaire est là. Il y a aussi un café Internet (toujours hors de prix), une librairie bien fournie, des magasins de paréos et de t-shirts souvenirs. De retour au camping, je range mes provisions dans un carton que je laisse dans la cuisine commune, puis je vais m'installer au bord du lagon pour écrire et lire.


J'ai laissé toutes mes affaires de valeur dans la chambre donc par mesure de sécurité, j'ai mis mon propre cadenas sur la porte de ma cabine. Et bien sûr, il faut que quelqu'un arrive précisément dans cette chambre. J'arrive juste à temps pour éviter que le propriétaire ne coupe mon cadenas avec une pince. Mon colocataire est français, en provenance de Madagascar, et s'appelle Yann. 45 ans, sympa, il est en mission à Papeete pour organiser la réparation d'une corvette de la Marine Française. Il me propose d'aller dîner ensemble ce soir, sachant qu'il offre le vin. Si ça commence comme ça ... :-)

Je retourne lire mon bouquin sur l'histoire d'un pêcheur tahitien qui a dérivé pendant 3 mois en mer. C'est une histoire vraie, une histoire de survie poignante et très instructive sur la vie locale et le développement de Tahiti depuis les années 70. Je démonte aussi ma montre pour essayer de la réparer, mais l'intérieur est rouillé, c'est presque sans espoir. Je vais tout de même la nettoyer et changer la pile pour en être sûr.

Le lagon en face de moi donne vraiment envie de piquer une tête dedans, mais sans masque ni tuba, ça fait chier. J'ai envie de voir des poissons ! Je vais réfléchir à l'achat d'un équipement car j'ai encore de bonnes occasions de m'en servir après la Polynésie, notamment à Bali, en Malaisie et en Thaïlande.


La nuit est tombée et Yann est revenu. nous partons au restaurant avec sa voiture de location. Le premier que nous essayons est vide et assez cher par rapport à mon budget, et nous finissons chez dans un restaurant corse sur pilotis qu'il a déjà testé ce midi. Les prix sont similaires au premier que nous avons vu mais ça à l'air vraiment bon, donc je m'accorde un Mahi-mahi au basilic. Nous nous racontons nos vies, la sienne est assez impressionnante. Il a notamment fait des missions humanitaires en Afrique dans des conditions incroyables. Un vrai roman !

De retour à la chambre, il fait chaud et humide. Les moustiques se sont invités et bourdonnent toute la nuit autours de mes oreilles.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Samedi 4 février 2006
Le ferry qui me ramène à Papeete part a 14h30 du quai de Fare. C'est le même que celui de l'allée, l'Aremiti 4, un ferry régulier ou je suis sûr d'avoir une place, pas comme sur ces foutus cargos de marchandises. Jocelyne, la fille qui tient la pension va m'emmener car elle doit aussi aller au quai en début d'après-midi. Je passe donc tranquillement la matinée dans le jardin, allongé sur mon transat face à l'océan, à bronzer.
A midi, dernière assiette de pâtes avec Vincent et Cyndia, puis nous faisons quelques photos en souvenir.


Alors que je profite de la vue, j'aperçois l'Aremiti 4 arriver à toute allure dans une grand gerbe d'écume blanche. Il est à peine 13h30, j'ai 1 heure devant moi, me dis-je ... Je vais quand même prévenir Jocelyne pour qu'elle se prépare a m'emmener.
- "Déjà ? Mais il est sacrément en avance !!
- oui mais, bon, il n'y a pas le feu, le départ est prévu pour 14h30.
- Ha bin non hé, le bateau, il repart tout de suite, il attend pas !
- Hoooo putain ..."
Elle fonce dans le 4x4, je balance mon sac à l'arrière et je m'installe devant.
- "Tu veux toujours y aller ? qu'elle me lance
- Evidemment ! Fonce ! Le prochain bateau est dans 1 semaine !"
Elle n'avance pas vite à cause des nids de poule dans la route. Et quand son téléphone mobile sonne, elle répond en plus ! Ca ne va pas m'aider a aller plus vite. Je me retiens de lui écraser le pied sur l'accélérateur. Elle parle avec une amie sur le quai, en face du bateau.
- "Oui mais là, j'arrive avec un client. Il peut pas attendre le bateau ? demande t-elle a son amie.
- Il est en train de partir" me dit-elle.

Ca y'est, je suis résigné à encore galérer. Pourtant, lorsque nous arrivons sur le quai, l'Aremiti 4 est encore là, passerelle déployée.  Ouf ! Je remercie Jocelyne et fonce à l'intérieur ou j'achète mon billet, puis je m'installe avec soulagement dans mon siège, pour repartir aussitôt sur le pont prendre des photos de mon île paradisiaque qui s'éloigne au loin. J'aperçois même la pension Vaihonu avec son jardin, et le transat ou j'étais allongé quelques heures plus tôt.


Je retrouve Ross et Meriah, le couple américain que j'avais rencontré la première fois Chez Gynette. Après 10 minutes de discussion, je leur dit que je vais ensuite à Moorea, et ils me propose un billet de ferry aller-retour qu'ils ne vont pas pouvoir utiliser car leur avion pour Los Angeles part demain. J'insiste pour en payer quand même la moitié, et je vais m'asseoir car le mal de mer commence a se faire sentir.

Le bateau arrive à 18h00 a Papeete. Je dois maintenant rejoindre la pension Te Miti ou j'ai déjà réservé ma nuit. Ross et Meriah semblent en galère de logement donc je leur propose d'appeler ma pension pour vérifier qu'il y a de la place. Oui, c'est bon, donc libre a eux de me rejoindre plus tard.

Je vais à l'arrêt de bus derrière le marché mais il ne reste plus qu'un truck pour le centre commercial situé à mi-chemin de la pension. C'est toujours ça de gagné donc j'embarque dedans, puis j'enchaîne en faisant du stop. Au bout de 5 minutes, une polynésienne avec ses 2 enfants s'arrête. Elle ne va pas jusqu'à la pension Te Miti, mais j'accepte de monter quand même pour me rapprocher un peu plus. Elle me raconte ses déboires pour trouver une femme de ménage car de sa propre bouche, les polynésiens sont des feignants qui ne veulent pas travailler. Ils se contente du minimum pour vivre, du pain, du café et du lait. Et lorsqu'ils gagnent de l'argent, ils dépensent tout en quelques jours et ne soucie pas de l'avenir. La mentalité des îles ... Du coup, elle s'est marriée a un expert-comptable de Bordeau expatrié car elle se supporte pas cette mentalité.
Pourtant la vie en Polynésie est chère pour eux aussi. Ainsi, cette dame préfère prendre l'avion pour Los Angeles tout les ans afin d'y refaire d'un coup sa garde robe et celle de ses enfants.
Finalement, à force de parler, elle va plus loin que prévu et décide de m'emmener jusqu'à la pension.

Lorsque j'arrive, l'endroit est vide. Pas de traces de Fred (le propriétaire), ni de sa femme dans les parages, donc je m'installe dans le dortoir que j'occupais la dernière fois. Des touristes arrivent petit à petit, un couple de Français, un néo-zélandais, une allemande qui va à Moorea Demain. Je rencontre aussi Yves, un routard retraité qui a l'impression de me connaître, de m'avoir déjà rencontré quelque part. C'est bizarre car plus il me parle et plus sa tête me dit aussi quelque chose. Nous essayons dons de retrouver un endroit ou nous aurions tous les deux été, ou des connaissances communes. A force de croiser les possibilités, nous nous rendons compte que nous connaissons tous les deux Manuela, une amie parisienne que j'ai rencontré lors de mes études à San Francisco. Yves connaît bien sa mère car c'est une de ses grandes amies. Mais je n'ai toujours aucun souvenir de Yves et surtout, je ne comprend pas dans quel contexte nous aurons déjà pu nous rencontrer. Peut-être que Manuela a une réponse à nous apporter, donc je lui écrirais pour lui demander.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Vendredi 3 février 2006
Je me lève à 6h30 pour amener Chantal et Oliver à l'aéroport avec la voiture de location. Dommage qu'ils partent, ils étaient parmi les français les plus sympathiques que j'ai rencontré depuis le début du voyage. Ils partent pour Rangiroa, LE spot de plongée en Polynésie Française, avec Fakareva et quelques autres îles. Je repasse à la pension prendre Vincent et Cyndia et nous allons a Fare rendre la voiture. J'essaye de payer avec ma carte bancaire mais elle est refusé. A tous les coups, mon compte en banque est dans le rouge. Je n'ai pas pu faire de virement récemment car Internet est tellement chère ici que je ne suis pas connecté depuis 1 semaine pour faire le nécessaire. Je paye donc en liquide et je file à la plongée.

Annie, qui tient le magasin de plongée sous-marine, est une petite belge blonde très sympa. Elle arrive avec 3 autres français de mon âge qui sont en vacance ici pour 2 semaines. Je m'équipe, nous prenons un Zodiac et partons vers la sortie du lagon pour plonger dans la passe. L'eau est à 28° C et la visibilité est bonne.
Nous sommes au dessus d'un plancher de coraux qui descend lentement. Les poissons habituels sont là, mais plus gros qu'aux autres endroits ou j'ai fait du snorkelling. Ils ne sont pas farouches car un poisson baliste de la taille d'un ballon de rugby suit Annie pendant 10 minutes.


Puis nous apercevons des requins : d'environ 1,5 mètres, ils zigzaguent rapidement a une dizaine de mètres de nous avant de disparaître dans le bleu profond de l'océan. Une murène de 3 mètres vient elle aussi faire son show.

Nous remontons ensuite une paroi pour atteindre a nouveau les champs de coraux avec de nombreuses anémones de mer.


Un banc de carangues se déplace majestueusement au dessus de nous, tournant lentement tel un ruban de tissu, virevoltant au ralenti. Parfois, le banc se coupe, puis se reforme quelques mètres plus loin, comme si tous ces poissons ne faisaient qu'un seul être vivant.

Nous amorçons lentement la remontée vers le Zodiac. La plongée a duré 52 minutes, mon record, car j'étais tellement zen que j'ai consommé très lentement mon oxygène. Ce n'était pas le cas des autres, dont Jérôme, qui a dû utiliser le respirateur secondaire d'Annie pendant les dernières minutes. Comme il a un appareil photo numérique dans un caisson étanche, il n'a pas arrêté de nager partout à la poursuite des poissons. J'ai fait aussi des photos avec mon petit appareil étanche classique. J'ai hâte de les faire développer pour voir le résultat. Retour a la bonne vieille méthode !

Je paye la plongée (45 euros), et vais consulter les emails avant de retourner à pied à la pension sous un soleil de plomb. Un message de la compagnie d'assurance suite au vol de mon Ibook m'attend. Elle me demande le contrat de location de l'appartement ou nous logions, le contrat d'assurance  de l'appartement, et la position du propriétaire dans l'affaire. Sans ces documents dans mon dossier, ils refusent de procéder au remboursement de mon ordinateur. Je rêve ... Ca ressemble fortement a une demande de documents qu'ils savent pertinemment impossible a obtenir puisque je ne suis plus en Argentine, afin de pas avoir a m'indemniser. Et dire que j'ai payé une police d'assurance pour recevoir ce genre d'email... Si j'avais le gars qui l'a envoyé en face de moi, je l'aurai mordu !!! Je fais une réponse pour leur expliquer ma situation en tentant de rester le plus cordial possible (mais c'est dur !!) et je repars très énervé.

Le déjeuner a lieu avec Cyndia et Vincent de restes de pâtes, tomates et ananas. Nous avons aussi gardé la tête du poisson que nous avons mangé hier. Non pas pour la manger car elle empeste trop , et nous avons du la laisser dans un sac plastique dans un coin du jardin, mais pour servir d'appât.

Vincent et moi allons faire du snorkelling en face de la pension et nous nous servons de la tête de poisson. Nous la laissons flotter au rythme des vagues, attirant quelques petites poissons. Mais au bout de quelques minutes, le goût du sang attire 1 requin, puis 2 et finalement 4 requins tournoient autours. ils ne sont pas gros, 1,5 mètres à peine, mais la sensation de nager à proximité d'eux est géniale, excitant je pourrai même dire. L'un d'eux a vite fait de s'en emparer et il disparaît avec ses congénères.

Nous préparons un autre appât avec des morceaux de poisson blanc que nous avons trouvé sur les rochers. Cette fois, nous l'attachons a un fil puis nous le bloquons sous des rochers pour éviter que les requins ne l'emportent. Les petits poissons tropicaux arrivent rapidement et se faufilent dans les espaces pour manger, mais pas de signe des requins. Nous attendons 20 minutes et il ne reste quasiment plus rien de notre dernier appât, donc nous abandonnons notre chasse aux requins pour aller taquiner une murène blanche qui est coincée dans un trou du récif, près du bord.


La fin de l'après-midi arrive très vite, ainsi que de nouveaux voyageurs. Je commence a étouffer ici. Le seul coté positif est qu'un gars avec un chargeur d'Ipod est dans le dortoir et il accepte de me le prêter pour recharger enfin le mien. Autre mauvaise nouvelle de la journée après celle de l'assurance, ma montre est morte. Elle est soit disant Waterproof jusqu'à 50 mètre mais elle n'a pas résisté a 2 heures de snorkelling a 10 centimètres de profondeur. Encore une dépense non prévue.

Je passe la soirée tranquillement dans mon transat a lire et regarder les bateaux qui passent à l'horizon avant la tombée de la nuit.

par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Jeudi 2 février 2006
Après le mini-déluge des 2 derniers jours, le soleil refait son apparition, un peu timide mais suffisante pour envisager des activités extérieures. Je loue à nouveau une voiture avec mes 4 acolytes français afin de continuer l'exploration de l'ile. Comme la dernière fois, la responsable de l'agence locale vient nous chercher à la pension. J'y vais avec Oliver et Chantal, et une fois que nous avons récupéré la voiture, nous allons sur le quai de Faré ou se tient le marché matinal.


Les étals sont assez basiques et beaucoup de marchandises sont vendus directement depuis le coffre des 4x4 pickup. 


Les vendeur de poissons accrochent directement leur prise du matin sur un baton de bois ou la pende aux arbres qui bordent la rue. Chantal achète un poisson frais pour nous préparer un diner d'adieu, car elle part demain avec Oliver pour Rangiroa.


Moi, je vais faire un tour des étals pour voir les spécialités locales en matière de fruits et légumes, et faire quelques photos. Il n'y a pas beaucoup de variétés de fruits tropicaux, contrairement a ce que je m'imaginais, mais que trouve quelques légumes que je ne connaissais pas tel cette racine géante qui sert a faire des soupes.



En route vers la pension, nous nous arrêtons aux club de plongée d'Annie (une belge adorable) situé au bout du quai. Chantal la conna”t car elles ont des connaissances communes dans le milieu de la plongée. Ca papote des dernières nouvelles sur les autres clubs dans les ”les de Polynésie. C'est un petit milieu ou tout le monde connait tout le monde. C'est souvent comme ça dans les milieu de passionnés. En plus, ici, ce sont souvent des gens sympathiques, qui ne se prennent pas trop la tête et qui ont un mode de vie simple. Ils ne vivent que pour/par leur passion et ils ne pouvaient pas mieux choisir que la Polynésie pour ça ! J'apprend ainsi que le fils du commandant Cousteau (elle le connait personnellement et a rencontré le célébrissime père) a crée un club de plongée sur l'atoll de Rangiroa.
Je me renseigne pour le prix d'une plongée avec Annie et je réserve ma place pour demain matin. Comme elle n'a encore personne d'autre que moi pour l'instant, elle me confirmera dans la journée si la sortie en mer est maintenu ou non.

Nous retournons à la pension pour récupérer Vincent et Cyndia. Chantal va préparer le poisson pour sa recette avant de repartir. Nous allons sur les récifs au bord de l'eau et je la regarde vider les entrailles de notre poisson pour ensuite faire des petits morceaux qui vont mariner dans le jus de citron toute la journée au réfrigérateur.


Nous partons ensuite pour le Nord de Huahiné pour retourner au Jardin de Corail ou nous avions déjà fait du snorkelling la première fois. Nous y restons plus de 2 heures a explorer les recoins du lagon. La visibilité est toujours exceptionnelle, le soleil est au rendez-vous, et je dois nager avec un t-shirt pour ne pas me bréler le dos a force de rester dans l'eau.
Vincent, Cyndia et moi suivons Chantal qui nous fait un cours pratique en direct sur les poissons, les coraux, les coquillages que nous voyons. Ca donne une autre dimension a la plongée de pouvoir mettre un nom sur ces merveilles de la nature. C'est génial de nager au milieu de cette faune, mais c'est encore mieux quand on sait la reconnaître.

Nous revenons à la pension pour le déjeuner car nous ne sommes pas trop loin et nous n'avons rien géré pour pouvoir déjeuner sur la route. Notre lieu de snorkelling suivant est la plage du Relais Mahana au Sud de Huhainé Iti. L'eau est moins claire qu'il y a 2 jour mais la qualité d'observation a moins de 3 mètres reste très bonne.. Nous avons gardé dans un sac plastique les déchets du poisson que Chantal a achetée ce matin et nous les prenons avec nous cette fois. Lorsque nous les jetons a l'eau, une nuée de petits poissons se constitue et s'agglutine autours pour tout dévorer en quelques secondes. Nous réitérons l'expérience en bloquant le morceaux sous des cailloux a 3 mètres de profondeur afin que nous puissions observer plus longtemps le magnifique spectacle de cette nuée multicolore et agitée. Alors que je suis remontée a la surface, Chantal et Oliver nous appellent car il y a une grosse murène qui a attrapée l'app‰t et qui est partie se cacher. Je n'ai pas eu le temps de la voir donc nous replaçons un app‰t, la tte du poissons, à proximité du ponton qui nous permet d'avoir une bonne vue mme en étant hors de l'eau. Moi, je reste dans l'eau pour la voir de plus près.

Je me suis positionné a coté du rocher, et tout d'un coup, elle sort sa grosse tte hideuse depuis un trou juste a coté de moi auquel je ne m'attendais pas. Surpris par cette apparition, j'ai fait un "bond" en arrière en pataugeant a toute allure.
Elle mesure bien 1,5 mètres, de couleur marron avec des points clairs. Elle s'approche petit à petit se faufilant entre les rocher mais restant toujours le plus cachée possible dans les rochers biscornus et creux. Elle s'approche avec méfiance et puis tout d'un coup se précipite sur la tte du poisson mort quelle croque d'un coup pour en arracher le plus gros morceau possible, puis elle fonce s'abriter à nouveau. Elle opère ainsi une succession d'attaque sur notre appât jusqu'à ce qu'elle arrive à le décrocher de son fil et à partir avec. Au plus près, je me suis retrouvé à moins de 2 mètres d'elle.

Nous restons jusqu'à 17h00 puis la tombée de la nuit approchant, nous repartons en continuant notre tour de l'ile. Nous faisons un arrêt sur le pont qui relie Huahiné Iti à Huahiné Nui.



Il enjambe une passe avec un fort courant ou des poissons Trompettes (ou poissons Chirurgiens), long et filiforme avec leur bouche/nez qui fait la moitié de la longueur de leur corps. Ils nagent a contre-courant pour se nourrir de plancton. Nous apercevons un poisson-pierre, poisson très venimeux dont la couleur lui permet de se confondre a la perfection avec les récifs de la passe lorsqu'il rabat ses nageoires et ne bouge plus. Il y a aussi une raie pastenague qui ondule et plane majestueusement a quelques centimètres du fond.

Soudain, j'aperçois au loin des nageoires qui dépassent de temps en temps de l'eau. Des requins ? Non, mieux que ça : un groupe de 5 raies souris qui nagent en formation serrée et effectuent un grand cercle. Meme les enfants locaux qui ont en vue d'autres grimpent sur la balustrade du pont pour les admirer.


Nous repartons au bout d'une heure pour la pension qui accueille encore des nouveaux voyageurs. Ca commence a faire beaucoup de monde dans un endroit pas si grand qu'il en a l'air. Le soir, c'est la bagarre pour faire la cuisine car il n'y a pas assez d'ustensiles et de casseroles pour tout le monde. Il est temps de partir d'ici, c'était vraiment mieux au début de la semaine quand nous étions juste tout les 5. Le poissons cru que nous a préparée Chantal est prt, nous le mélangeons avec une salade de carottes râpées, des concombres en tranche et de la sauce de soja. C'est notre dernier repas tous ensemble.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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Mercredi 1 février 2006
Une nouvelle venue dans le dortoir que je partageais jusqu'à maintenant avec Vincent et Cyndia seulement me réveille a 3h00 du matin. Les présentations commencent mal car j'ai squatté le lit qui lui était réservé pour le coller au mien et me faire un lit grande taille. C'est pas une heure pour déranger les gens dans leur sommeil, mais elle a sérement du arriver par le cargo de nuit. Je libre la place et me rendors aussitôt.

La journée commence par une petite averse (pour ne pas changer les bonnes habitudes ...) mais heureusement le soleil fait rapidement son apparition. Je m'installe dans un transat face a l'océan pour y lire toute la matinée, et j'attrape un bon coup de soleil. Le déjeuner est préparer en commun avec Chantal, Oliver, Cyndia et Vincent, puis la journée de relaxation suit son cours. J'emprunte l'un des vélo tout rouillé de la pension qui permet juste d'aller au quai de Fare, car dans l'état ou il est, il serait courageux de tenter d'aller plus loin de toute facon. Je vais voir si je peux aller sur Internet, mais les 2 magasins de location de DVD qui abritent les ordinateurs sont fermés. Tant que je suis lˆ, j'en profite pour faire des photos de maisons typiques dans les environs avec les murs tressés et leur toit en feuilles de palmier séchés. Je photographie aussi des enfants qui jouent sur le rebord d'un pont.

Je profit aussi d'être au village pour téléphoner a la compagnie qui gère le ferry Aremiti 4 pour réserver ma place de retour vers Papeete. En effet, j'ai décidé d'abandonner ma tentative de me rendre jusqu'à l'atoll de Maupiti en passant par Raiatea et Bora-bora. Les liaisons inter-iles en bateau sont tellement peu fiables que je ne préfère pas prendre le risque de me retrouver bloqué a Maupiti et ne pas pouvoir revenir à temps a Papeete pour prendre mon avion vers la Nouvelle-Zélande.
Comme pour le cargo Vaianu, il n'est pas possible d'acheter son billet à l'avance. Je dois donc me pointer sur le quai a l'avance le jour du départ pour acheter mon billet au moment de l'embarquement. J'espre que ca ne va pas me faire le meme coup qu'au gars qui a attendu de pouvoir embarquer pendant 4 jours parceque le bateau était soi-disant toujours plein...

De retour a la pension, je vais faire un peu de snorkeling mais comme la dernière fois, les vagues et le courant rendent l'activité peu agréable. Il ne me reste plus qu'a profiter de mon transat.

Je retourne au quai en fin d'après-midi car le magasin avec internet est ouvert, puis je vais faire des courses de nourriture. Au moment de rentrer, le temps se gâte et très vite, un déluge s'abat sur ma petite île perdue dans le Pacifique.




J'attend 5 minutes, 10 minutes, et puis je me dit que ce n'est pas trs grave d''êre mouillé quand on vit en short, torse nu toute la journée. Donc je pars sous la pluie. Seul mon sac sera mouillé et j'en profiterai pour le laver.

Je dîne avec Sophie, la nouvelle venue de ce matin, Vincent et Cyndia, d'un plat de pâte. Bénissons les chinois qui ont inventés le délice quotidien du routard !
Nous faisons mieux connaissance avec Sophie qui est aussi française, un peu plus jeune que moi. Elle a quitté son travail dans une association en République Dominicaine ou elle vivait depuis 2 ans. C'est une férue de plongée sous-marine (comme Chantal) et elle voyage avec un sacré équipement. Comme moi, elle veut essayer de visiter les autres îles de l'archipel Sous-le-Vent en utilisant les ferries et les cargos, et elle commence a comprendre le casse-tête que cela représente.
par Ludovic publié dans : Polynésie française
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