Mardi 7 juin 2005
Les début sont toujours un peu difficiles dans ce type d'expérience car il faut quelques semaines pour commencer à coller à la réalite du terrain qu'on a choisi. Pour cette raison, le bilan de ce mois en Afrique du Sud est assez complexe a établir, presque mitigé. Mais cela n'engage que moi par rapport à mes attentes initiales et ma vision du voyage

D'un côté, il y a un pays superbe et dépaysant. Il y a tout ici ! Des montagnes fabuleuses pour les passionnés de randonnée, des plages sauvages à perte de vue pour les accrocs de la mer, des régions intérieures qui se rapprochent de l'afrique sauvage, mais avec la facilité d'accès en plus, de la savane à perte de vue, des collines verdoyantes, un climat très appréciable ou que l'on soit, et une quantite d'activités aàsensation et émerveillement garantie, sur terre comme dans l'eau, et la possibilité de voir des animaux fabuleux.
Les rencontres sont très faciles grâce au système très développé des backpackers, et du Baz Bus qui nous dépose devant la porte.

Et puis de l'autre cote, il y a l'histoire tourmenté entre les blancs et les noirs qui a laissé des séquelles largement palpables au quotidien. Le ressentiment des noirs vis à vis des blancs est bien là, et il faudra des décennies, voire quelques générations, pour que l'Apartheid ne soit plus qu'un mauvais souvenir. Les blancs dans les quartiers riches, les noirs dans les townships (80% de la population), voilà la réalité urbaine de l'Afrique du Sud. L'insécurité permanente dans les villes limite le potentiel de plaisir à flaner dans les rues, voire tout simplement de se retrouver seul dans un endroit trop isolé, à la ville comme a la campagne. Il faut bien sur être toujours prudent, mais ici, ca peut vite tourner à la paranoia. Dommage ...

Il est aussi difficile de se plonger dans l'esprit Sud-Africain, car il n'y en a pas vraiment. Pas de gastronomie locale (ici, le hamburger est roi), pas d'identité nationale, mais plutot pleins d'ethnies dont la culture originelle est en voie de disparition, car absorbées par le développement économique du pays.

Au niveau du budget, le pays est l'un des plus cher d'Afrique Australe, avec des prix sur les biens de consommations courants à peine inférieur de 20% par rapport a la France. Les restaurants moyens sont bien sûr économique, mais la qualité de la nourriture laisse à désirer (10 euros pour un repas correct avec une boisson). Pour l'hébergement, une nuit en dortoir dans un backpacker coûte en moyenne 13 euros, avec un comfort appréciable. Au total, pour 26 jours en Afrique du Sud, j'ai dépensé environ 1 200 euros, tout inclus.

L'Afrique du Sud est donc plutoô un immense terrain de jeu naturel, ou il est difficile de s'ennuyer.

Un conseil avant de partir : lire l'histoire de l'Apartheid ou la biographie de Nelson Mandela.
Et dès son arrivée, aller visiter un Township. Ca ouvre les yeux sur beaucoup de choses.
par Ludovic publié dans : Afrique du Sud communauté : Tour du monde
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Lundi 6 juin 2005

J'ai loue une voiture pour la journee, et je pars avec Shauna pour visiter la peninsule du Cap qui ne manque pas d'endroits dignes d'interets.

La route longe la côte puis nous revenons vers l'intérieur des terres pour visiter le Groot Peninsula, le plus ancien domaine viticole d'Afrique et du Sud, et aussi le meilleur.



Les batiments sont dans le plus pur style hollandais du debut du siecle, et le domaine git au pied des montagnes, dans un decor superbe. La visite est interessante, mais la degustation l'est encore plus : les vins francais ont du soucis a se faire.





Nous suivons la cote, et nous arretons sur une portion de route qui est un lieu de reproduction des pingouins. Il sont bien la, avec leur demarche maladroite. C'est marrant a voir.



Nous continuons vers le Cap de Bonne Esperance, point le plus au Sud de toute l'Afrique. Le Pole Sud n'est qu'a 6200 km. La cote est, la encore superbe, sauvage. La vegetation est particuliere, car ce sont d'inombrables arbustes en boule, de toutes les nuances de vert, tres rapproches qui donnent l'impression de rouler au milieu d'un fond marin, sans l'eau.






Retour a Cape Town avec le coucher de Soleil en longeant la cote, sur une route sinueuse de toute beaute avec des vues panoramiques sur les falaises, les plages et les criques.


Je pars demain a 10h00 pour la Namibie. 18 heures de bus, ca va etre long ...

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Dimanche 5 juin 2005

Je me rend à pied de bonne heure au Victoria's Wharf d'ou partent les bateau pour aller à Robben island. L'ile se trouve à 11 km de Cape Town, et est tristement célèbre pour sa prison qui a accueilli tous les prisonniers politiques pendants l'Apartheid. Le plus célèbre d'entre eux fut Nelson Mandela qui y passa 27 ans. Au même titre que l'immersion dans les townships, c'est une visite incontournable pour comprendre l'histoire de ce pays et de son président emblématique.

Le quartier de Victira's wharf est neuf, completement réhabilité en un centre commercial de luxe pour touristes. Il subsiste quelques batiments coloniaux.


Je prend un ticket pour partir avec le bateau de 14h00. Le trajet offre un superbe panorama de Cpa Town avec la Table Mountain derrière.


Au debut du siecle, l'ile etait utilisee pour y mettre les lepreux en quarantaine. Pendant la seconde guerre mondiale, c'est devenu une base militaire, puis a partir de 1960, une prison.


Nous visitons d'abord une carriere de craie ou les prisonniers etaient envoyes pour l'exploiter. Malgre les condition de travail rudimentaire, c'etait le seul endroit ou ils pouvaient communiquer entre eux.


Nous entrons ensuite dans la prison. Notre guide est un ancien prisonnier. II est donc bien placé pour parler des conditions de detention ici, mais aussi plus globalement de la maniere dont le regime en place traitaient les noirs engages dans la lutte pour leur liberte. Entre l'Apartheid et le regime Nazi, la nuance est faible ...



Nous visitons des dortoirs, le quartier de haute securite, et bien sur, les cellulles personelles dont celle de Nelson Mandela. elle mesure a peine 3 metres carre. 27 ans dans ce trou ...
A la fin de cette visite, je comprend que les cicatrices des noirs ne sont pas pret d'etre pansee, meme si Nelson Mandela a pardonne.




Un endroit culte a ne pas manquer, pour la memoire. Et la vue sur la ville depuis le bateau est tout simplement époustouflante.


De retour au Backpacker, je fais la connaissance de Georges, un namibien qui rentre chez lui mardi matin par le même bus que moi, et de Shauna, une canadienne qui voyage depuis plusieurs mois et qui va aussi en Namibie avec nous. Ma bonne étoile veille toujours sur moi semble t-il. A voir dans les prochain jours...

par Ludovic publié dans : Afrique du Sud communauté : Tour du monde
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Samedi 4 juin 2005
Enfin, le ciel bleu apparait et le soleil avec ! Je vais pouvoir aller a Table Mountain, un plateau haut de 1000 metres qui trone au milieu de la ville. Les nuages accrochent le sommet de temps en temps.







A 13h00, j'attaque la route vers la Table Mountain, mais je fini par prendre un taxi afin d'aller plus vite. Pour atteindre le sommet, il y a le choix entre la montee en téléphérique et la montée a pied. Comme il est déjà 13h30, je décide de prendre le téléphérique pour monter, et de redescendre à pied. La cabine tourne sur elle-même pour permettre a tous les passagers d'apprecier la vue sous tous les angles.



En haut, il fait froid. La vue sur la ville est fabuleuse malgré les nuages qui viennent se briser sur la montage. En fait, quand le brouillard est total, et que l'on voit les volutes de brumes traverser le plateau couvert de rocailles et d'arbustes, ca donne un côté mystique à l'endroit.




Alors que je m'apprête à redescendre, je tombe sur Olivier, un belge que j'avais rencontré dans le Baz Bus pour Hermanus. Il est avec un ami belge qui habite ici. On se prend un café, on regarde la finale de Roland-Garros en direct dans le restaurant panoramique, puis on prend le chemin de la descente. Attention les genoux et le vertige !

Son ami a une voiture donc on fonce sur une colline en face de Table Mountain pour admirer le coucher de soleil puis on va se boire une biere dans un bar en face de mon backpacker. Je fais la connaissance du serveur, Joseph, un congolais qui essaye de se debrouiller ici.

Le samedi, ca devient de la folie dans cette rue. Tous les bars se transforment en boite de nuit avec entree gratuite, et toutes la jeunesse blanche bourgeoise s'y précipite. De 22h00 a 4h00, la rue et les bars sont bondees de mannequins, car Cape Town est aussi réputé pour cela... "La plus belle ville du monde", je commence a comprendre pourquoi ... Je passe la début de soirée avec les américains, puis je retrouve Olivier et les autres un peu plus tard pour la tournées des bars.
par Ludovic publié dans : Afrique du Sud communauté : Tour du monde
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Vendredi 3 juin 2005

Il fait toujours un temps pourri. Malgré cela, je me suis inscrit a un tour organisé pour visiter les townships des environs, immense regroupement de bidonvilles, équivalent des favelas sud-américaines, ou vivent la majorité des habitants de Cape Town. La réputation de ces townships les fait figurer parmi les endroits où il ne faut surtout pas aller pour quiconque souhaite rester en vie...
La pauvreté et l'Apartheid en ont fait des foyers de criminalité importante et de violence quotidienne. Mais la vision que j'en garde à la fin de cette visite est pourtant beaucoup plus positive, voire même porteuse d'espoir.

Mon guide est un ancien habitant d'un township emblématique appelé District 6, et qui fut rasé il y a 14 ans à l'époque de l'Apartheid. Plus de 60 000 personnes furent expulsé de chez eux en quelques jours, à coup de buldozer. Le musée du District 6 est là pour s'en rappeler, et conserve des symboles de l'Apartheid qui font froid dans le dos, telle cette plaque de signalisation pour séparer un parking pour "Blancs" d'un parking pour "Noirs".


La particularité de ce musée est qu'il a surtout été créz pour les habitants expulsés : une grande carte au sol du District 6 permet aux survivants de l'époque de marquer d'une croix l'emplacement de leur ancienne maison et de laisser leur coordonnée afin de pouvoir être recontacté par leurs anciens voisins perdus de vue dans le massacre.

Nous partons ensuite visiter 3 townships dont les noms originaux se traduisent en francais par Notre Fierté, Notre Soleil, et Notre maison. Chiffre incroyable, 80% de la population de Cape Town habite dans ces townships, et presque 100% de la population noire s'y trouve. Les "maisons', mais c'est un bien grand mot, sont le reflet du niveau de pauvreté des quartiers. Les plus fortunés ont droit a 4 murs en briques, les plus misérables (la majorité) ont 4 plaques de toles, ou de bois de récupération, et un toit percé qui transforme l'intérieur de la maison en marécage quand il pleut, comme aujourd'hui. Toutes ces "maisons" sont amassées dans d'ex-terrains vagues le long de l'autoroute, ou de l'aéroport. Ca sent mauvais ... Les habitants ne sont jamais sûr de pouvoir manger tous les jours. Et donc forcement, les gangs fleurissent sur ce terrain fertile. Voila pour le tableau noir.

L'entrée du township ressemble a une banlieue déserte. Les chanceux habitent dans des immeubles ou dans des containers, ce qui représente les plus solides abris.


Une rue boueuse du township avec les toilettes à l'extérieur. Grand luxe pour celui-ci, le courant  éléctrique n'est pas loin...

Les cabanes faites avec des morceaux de bois ou de tôle récupérés.

La plupart des maisons ne font pas plus de 10 metres carrés et ne possèdent qu'une fenêtre. Le numéro est écrit à la peinture sur la porte.


Ces cabanes servent aussi de local commercial, tel ce coiffeur/barbier local.


Mais j'ai aussi découvert une autre réalité : celle d'une communauté soudée, ou quelques initiatives personnelles redonnent du courage à des milliers de pauvres. Nous avons été voir ces femmes qui tentent de renverser la vapeur au quotidien, car curieusement, ce sont toutes des femmes...

Misty se bat depuis 15 ans pour donner une éducation minimum aux enfants de son township. Elle a ouvert des écoles pour les plus petits. Les cours ont lieu dans des containers de transport maritime aménagés en classes. Les enfants nous ont accueillis de maniere fabuleuse en chantant pour nous des messages d'espoirs.




Vicky a ouvert un Bed & Breakfeast destiné aux étrangers en plein milieu de son township, chose impensable il y a encore 5 ans. Et ca marche ! Elle permet ainsi de balayer les idées reçues sur la poulation locale, et se sert de l'argent des touristes pour supporter des actions communautaires.

Beauty a ouvert un atelier de confection où elle apprend aux femmes agées à coudre. Elles peuvent ainsi vendre des vêtements qui leur permettent d'améliorer un peu leur quotidien. Elle gère aujourd'hui plus de 50 ateliers dde couture dans les tonwships.

Enfin, Sonia, se lève tous les jours çà 3h30 pour préparer des repas pour plus de 200 enfants qui partent à l'ecole. Elle a ouvert une école de cuisine pour que chacun puisse apprendre à se nourrir. Tous cela est bien sur bénévol, elle vit sur ce que la communaute veut bien lui rettribuer.

Respect ... La vie occidentale et son égocentrisme / matérialisme permanent me semble loin, futile, me dégoute.

Ce fut une experience riche en émotion et en humilité. Je conseille a toute personne qui visite l'Afrique du Sud de commencer par visiter un township. Et à vous lecteurs,  de vous dire en regardant cette petite fille : "c'est moi qui aurait pu naître la-bas ...mais j'ai eu la chance de naître ailleurs ..."
Appréciez la.

par Ludovic publié dans : Afrique du Sud communauté : Tour du monde
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Jeudi 2 juin 2005

Je n'ai pas été plus chanceux qu'hier, ce matin. La plongée avec les requins est encore annulée en raison du vent trop fort. Du coup, je me retrouve bloqué ici jusqu'a ce soir en attendant le Baz Bus de 19h30, avec rien à faire dans ce bled.

Plutôt que de perdre mon temps, je tente de partir pour Cape Town par mes propres moyens en demandant aux voyageurs qui partent du backpacker s'ils vont dans la même direction que moi. La première tentative échoue, la seconde est la bonne. Un couple allemand me prend et me dépose 2 heures plus tard devant mon nouveau backpacker, dans Long Street. Il est à peine 11h00, j'ai tout l'après-midi devant moi pour découvrir la ville. Une demi-journée rattrapée !

En arrivant, nous sommes passés par une autoroute qui longe les quartiers pauvres de la mégapole, les townships. Bonne entrée en matière pour ce qui est censé être l'une des plus villes du monde...

Le temps est mauvais à Cape Town, nous sommes en plein hiver. De gros nuages gris cachent les montagnes environnantes qui donnent normalement tout son charme à la ville, il pleut presque, et il fait à peine 15 degrés. Je me motive quand même, pour aller me promener après avoir laissé mes affaires dans le backpacker.  Globalement, ca ressemble à une ville americaine, avec des détails architecturaux hollandais, quelques maisons du début du siècle disseminées entres les tours.


Je me dirige vers le Castle of Good Hope, un fort hollandais très bien conservé que l'on peut visiter. Ses fortification en forme d'étoile permettent de prendre un peu de hauteur sur la ville et d'apercevoir la fameuse Table Mountain noyée dans les nuages.


De l'autre coté, le downtown me fait face avec le City Hall, d'où Nelson Mandela s'adressa depuis le balcon pour première fois après sa libération à la nation.


Je fais le tour de l'épais rempart puis pénètre dans le fort. Tous les batiments ont été peint dans un jaune qui contraste fortement avec le gazon verdoyant et le ciel sombre.


Parfois, devant les portes, j'ai l'impression d'être à Amsterdam tant l'architecture est symptomatique.


De nombreux passages permettent de passer d'un batiment à un autre.

L'intérieur accueille une belle collection de meubles et de vaiselle d'époque au rez-de-chaussée, et le 1er étage donne sur un immense salle de réunion qui contient probabblement la plus longue table qu'il m'ait été donné de voir à date.


Quand je rentre au backpacker, le proprietaire me met dans une chambre avec des étudiants americains (4 garcons, 3 filles) tres sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite. On termine la soiree dans un bar avec un concert live.

Mais j'ai maintenant un nouveau challenge : trouver des personnes pour louer avec moi une voiture pour 3 semaines en Namibie. Ceux de ma chambre retournent aux USA la semaine prochaine, donc pas la peine de compter sur eux. J'y crois plus trop, donc je vais commencer à envisager d'autres options pour visiter la Namibie.

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Mercredi 1 juin 2005

Hermanus est une petite ville cotiere tranquille, a  150 km de Cape Town qui a la particularite de se situe a proximite de la fameuse Shark Alley, un couloir marin infeste des plus grands requins de la planete. Une des activites consiste a partir en bateau et plonger dans une cage en acier au milieu de ces redoutable predateurs, pendant qu'un autre plongeur les appates avec des morceaux de poissons ensanglante. Sensations garanties !!

Je me suis inscrit a la plongee qui part a 7h30 et qui dure 5 heures aller/retour (pour moins de 130 euros) mais, le matin meme, j'apprend que c'est annule en raison des mauvaises conditions meteo. Le vent est en effet particulierement violent. Sois je tente a nouveau pour demain et je reste donc ce soir a Hermanus, soit je pars ce soir avec le bus et je suis enfin a Cape Town. Je decide de rester, quite a perdre encore 1 journee si la meteo est toujours mauvaise. Je me promene donc en ville, et profite d'internet pour faire une grosse mise a jour du blog.



La soirée passe, je discute avec un kenyan qui fait des études scientifiques dans la region.

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Mardi 31 mai 2005

Ptit dej sur la terrasse avec Tino, footing matinal sur la plage, lecture, puis je reserve mon bus pour Hermanus.





C'est une ville a 100 km de Cape Town d'ou sont organises des plongees avec les requins, les Grands Blancs.

Je retrouve dans le bus 2 anglais avec qui j'etais deja hier. Le paysage verdoyant est toujours superbe.


Des elevages d'autruches apparaissent de temps en temps. Le soleil se couche en embrasant dans un feu rouge et orange les nuages proches de l'horizon.

J'arrive a Hermanus a 20h00 dans un backpacker super comfortatable. Je m'inscris a la plongee qui commence demain a 7h30.

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Lundi 30 mai 2005

Le bus arrive a 12h30 a Knisna, charmante station balneaire situee a l'entree d'un lagon. La route longe une portion du littoral reputee comme la plus belle d'Afrique du Sud, avec ses immenses plages (je commence a en avoir vu un paquet, donc rien de tres impressionant en ce qui me concerne), sa cote dechiquetee (un peu comme en Bretagne), sa nature verdoyante et ses villages paisibles. On l'appelle la Garden Route.

Mon objectif a Knisna est de prendre l'Outeniqua Choo Tjoe, train a vapeur centenaire et authentique, qui longe la Garden Route sur plus de 70 km. Je pose mes affaires dans un Backpacker et vais ausitot me renseigner sur les jours de depart et les horaires. Le prochain est aujourd'hui a 14h00, et le suivant dans 3 jours. Le marathon commence : je cours chercher mon sac a dos, et file en vitesse a la gare. Juste le temps de me faire un 2eme Hamburger Challenge imprévu, et me voila face a une vieille locomotive, tout droit sortie d'un musée.


Quand on monte dans les wagons de bois sombre, aux banquettes en cuir use, et aux accessoires en laitons, on se sent tout de suite revenir 100 ans en arriere a l'epoque des pionniers.


La locomotive crache 2 jets de vapeur blanche de chaque cote de ses immenses pistons, une fumee noire chargee de charbon, qui nous retombe dessus quand on passe la tete a travers la fenetre, obscurcit le ciel, le sifflet retentit et les wagons commencent a avancer lentement.



Le train traverse des beaux decors, avec des vues panoramiques sur le lagon, puis on s'enfonce dans la foret.


Des decors champestres s'alternent avec des lacs entoures de roseaux, jusqu'à une halte d'une demi heure, dans une petite ville de campagne au cours de laquelle le machiniste vérifie l'état de la locomotive.


Le train revient ensuite sur le littoral, passant des embouchures de rivieres sur des vieux ponts. Le passage dans les tunnels enfument tout l'interieur du train qui sent le bois fume a la sortie. 3 heures d'un voyage dans le temps, tres pitoresque.


L'arrivée a George l'est moins, car nous longeons des townships (les bidonvilles Sud-africains fait de cabanes en tole et en bois ou vivent la majorite de la population noire urbaine) qui s'accumule avant la gare. La nuit tome, l'endroit devient glauque.

J'appelle le backpacker donc j'ai le numero mais celui ci-n'est plus bon. J'appelle donc un taxi, qui m'apprend qu'il n'existe plus, et qu,il n'y en a pas d'autre dans la ville. Il m'emmene donc a Wilderness, bourgade situe le long d'une immense plage a 15 km d'ici.

Le Backpacker est vide, a part Tino, un italien qui veut essayer de monter une affaire en Afriaque du Sud, dans la restauration. Nous passons une soiree tranquille a discuter.

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Dimanche 29 mai 2005

Il pleut toute la journee. Rien a faire ici quand on a pas envie de faire du surf. Je vais faire des courses, un tour sur Internet, et commence a m'organiser pour les prochains jours. Je reserve mon ticket de bus pour demain matin, ce qui signifie la fin de l'aventure avec Mick et Tim, qui vont rester ici pour au moins 1 semaine.




Mick casse aussi sa planche en deux ... C'est a son tour de deprimer.

Pour feter le depart, on tente le 10mn Hamburger Challenge. Cela consiste a mager un enooorme hamburger et ses frites en moins de 10 mn. Si on reussit on paye rien, si on echoue, on paye 38 rands. Quanf le hamburger arrive, je sais d'avance que j'y arriverai pas, il fait la taille de 4 Big Mac ! Mick etait pas loin de reussir, dommage !


par Ludovic publié dans : Afrique du Sud
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